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Nigeria : le sort des lycéennes enlevées demeure incertain

17/04/2014 01:50 EDT | Actualisé 16/06/2014 05:12 EDT

L'incertitude demeure quant au sort des 129 lycéennes enlevées mardi à Chibok, dans la province de Borno. L'armée nigériane a annoncé mercredi la libération de la grande majorité des étudiantes, tandis que leurs parents affirment qu'elles ont été emmenées dans un bastion du groupe islamiste Boko Haram. 

Un porte-parole de l'armée a précisé par voie de communiqué que l'un des ravisseurs avait été arrêté et que seules huit lycéennes manquaient maintenant à l'appel. Or, une source sécuritaire de haut rang dans cette région a déclaré à l'AFP que plus d'une centaine de jeunes filles étaient toujours tenues captives.

Trois lycéennes qui ont pu s'échapper et regagner Chibok ont raconté leur enlèvement mercredi lors d'une rencontre organisée chez un chef traditionnel local. Elles ont affirmé avoir été emmenées au district de Konduga, dans la forêt de Sambisa. 

Les étudiantes auraient demandé la permission d'aller aux toilettes pour ensuite prendre la fuite. Elles se sont rendues à Chibok avec l'aide des bergers nomades de l'ethnie fulani.

De son côté, le gouverneur de l'État de Borno, Kashim Shettima, a affirmé que 14 otages ont réussi à s'enfuir. Il a offert 50 millions de nairas, l'équivalent de 340 000 dollars canadiens, à toute personne qui possède des informations susceptibles de mener à la libération des lycéennes, âgées entre 15 et 18 ans.

La capitale sous tension

Ces enlèvements surviennent au moment où des troupes ont été déployées dans les rues d'Abuja à la suite d'un attentat qui a fait au moins 75 morts, lundi.

C'est la première fois en deux ans que les islamistes se manifestent ainsi dans la capitale. Cette attaque soulève d'ailleurs des inquiétudes quant à une éventuelle propagation de l'insurrection islamiste au reste du pays.

Malgré cet attentat, le Forum économique mondial pour l'Afrique maintient la conférence prévue du 7 au 9 mai à Abuja.

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