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« Je suis passée à l'avenir », dit Agnès Maltais

17/04/2014 12:00 EDT | Actualisé 17/06/2014 05:12 EDT

La seule députée élue du Parti québécois dans la région de Québec, Agnès Maltais, dit être prête à aller de l'avant afin de continuer à travailler pour sa circonscription.

Agnès Maltais, qui a vu son mandat renouvelé de justesse avec une majorité de moins de 500 voix aux dernières élections, sort de son mutisme pour la première fois depuis les élections du 7 avril.

Malgré sa victoire personnelle, la députée de Taschereau admet avoir pris un peu temps pour encaisser la défaite du Parti québécois.

« J'ai usé de beaucoup de discrétion sur la place publique depuis le lundi, soir de ma victoire et de notre défaite. Je n'ai pas donné d'entrevues dans la région ni ailleurs, je pense qu'il est absolument important de réfléchir au message que nous ont envoyé les Québécois », dit-elle.

Agnès Maltais croit que ce ne sont pas le bilan, ni les propositions de son parti qui ont motivé la décision des Québécois lors de l'élection provinciale.

« La population n'a jugé ni sur le bilan, ni sur les propositions d'avenir parce qu'on n'a pas réussi à l'imposer comme thématique et c'est tous les partis. [...] Je trouve que cette campagne n'a pas porté sur les enjeux de gouvernement, il n'y a pas eu ce débat normal qu'il y a durant une campagne ».

Agnès Maltais aurait souhaité pouvoir poursuivre au sein d'un gouvernement péquiste les dossiers qu'elle avait amorcés et qui lui sont chers dans la région. Elle se dit néanmoins tournée vers l'avenir et entend poursuivre le travail amorcé dans les grands dossiers comme l'anneau de glace, les Nouvelles Casernes et le Théâtre Diamant, par exemple.

« De ce côté-là, je n'ai pas de crainte et je vais collaborer avec le Parti libéral pour les gens de la région. Je vais être vigilante comme je l'ai toujours été, mais à première vue, je n'ai pas de crainte sur ces projets-là qui font consensus », dit-elle.

Elle souligne également que ses propositions dans le dossier des régimes de retraite seront reprises presque intégralement par le Parti libéral.

Agnès Maltais a par ailleurs salué le travail de la première ministre sortante Pauline Marois et du bref passage de son parti au gouvernement, 18 mois qui, affirme la députée, ont permis « de mettre fin à bien des pratiques qui se passaient et de donner un nouvel élan au Québec ».

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