NOUVELLES

Naufrage du ferry en Corée: la présidente émue face à des parents dévorés d'angoisse

17/04/2014 06:11 EDT | Actualisé 17/06/2014 05:12 EDT

La présidente de Corée du Sud Park Geun-Hye a rendu visite aux parents des adolescents portés disparus dans le naufrage d'un ferry, une rencontre tendue, avec des parents dévorés d'angoisse et de douleur.

Les gardes du corps qui entouraient la présidente, dans le gymnase de l'île de Jindo (sud) où sont regroupés les proches des passagers disparus, avaient du mal à dissimuler leur nervosité devant les larmes et les cris des participants.

"Mais que faites-vous donc alors que des gens sont en train de mourir! Le temps file!", a hurlé une femme tandis que Mme Park tentait de prendre la parole.

Visiblement émue face à la douleur des parents, la chef d'Etat de la Corée du Sud a engagé une longue séance de questions/réponses avec des interlocuteurs à bout de nerf.

Le gros de leur colère était dirigée vers le dirigeant des garde-côtes, Kim Suk-Kyoon, auquel ils reprochent de ne pas en faire suffisamment pour retrouver d'éventuels survivants plus de 30 heures après le naufrage, au large de la côte méridionale du pays.

Le responsable des garde-côtes a répondu que 550 plongeurs étaient sur les lieux du drame, mais les cris et les sifflets ont noyé ses paroles. "Il n'y en a pas un dans l'eau!", a crié un parent.

Park Geun-Hye a tenté de calmer la foule. "Vous devez être tellement inquiets, et vous n'avez pas pu dormir toute la nuit dernière", a-t-elle dit. "Ne perdez pas espoir, attendez des nouvelles des secours".

"Je crois que nous devons faire tous les efforts possibles pour que les familles connaissent le moindre détail des opérations", a ajouté la présidente en se tournant vers les représentants des secours, s'attirant les applaudissements des participants.

Un peu avant, elle s'était rendu en bateau sur le lieu du naufrage et avait demandé aux plongeurs de se dépêcher malgré les conditions très difficiles --courants violents et visibilité sous l'eau quasi-nulle--.

"S'il y a des survivants, chaque minute, chaque seconde compte", leur a-t-elle lancé.

Jeudi en fin d'après-midi, le bilan était toujours de neuf morts, 287 disparus et 179 rescapés. Le ferry transportait 475 personnes, en majorité des lycéens en voyage scolaire.

ckp-jhw/gh/fmp/fw

PLUS:hp