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Le pétrole finit en hausse avant le week-end pascal

17/04/2014 03:21 EDT | Actualisé 17/06/2014 05:12 EDT

Les prix du pétrole ont fini en hausse jeudi, aidés par de bons chiffres économiques américains dans un marché sur le qui-vive à l'orée du long week-end de Pâques, sur fond de craintes persistantes sur la situation en Ukraine.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mai s'est adjugé 54 cents, à 104,30 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), à son plus haut niveau depuis début mars.

Les prix ont trouvé d'emblée du soutien jeudi "dans l'afflux de bonnes nouvelles économiques", a relevé Carl Larry, de Outlooks Oil and Opinion.

Sur le marché de l'emploi, les chiffres étaient meilleurs que prévu.

Les inscriptions hebdomadaires au chômage sont légèrement reparties à la hausse aux Etats-Unis après avoir frôlé leur plus bas niveau en près de 7 ans. Elles n'ont toutefois progressé que de 0,7%, alors que les analystes tablaient sur un rebond bien plus marqué de 4%

En outre, le marché a applaudi "de bons résultats d'entreprises américaines, encourageants pour soutenir la croissance américaine et la demande en pétrole", a-t-il ajouté. Les banques Goldman Sachs et Morgan Stanley et le géant des boissons sans alcool Pepsico ont notamment dépassé les attentes des analystes au premier trimestre.

Les Etats-Unis sont le premier consommateur mondial d'or noir.

Sur le front géopolitique, en dépit d'un accord conclu jeudi entre Moscou, Washington, Bruxelles et Kiev à Genève pour une désescalade rapide des tensions en Ukraine, les opérateurs restaient prudents.

"Comme souvent avant un long week-end, les prix sont portés par une dynamique haussière (car) personne ne veut prendre de risque et se laisser surprendre par l'éventualité" d'une nouvelle montée des tensions, a expliqué M. Larry.

Le WTI a aussi été porté par "l'annonce (mercredi) d'un nouveau recul des réserves d'or noir au terminal pétrolier de Cushing"(Oklahoma, centre-sud), qui servent de référence à ses prix, a relevé Tim Evans, de Citi.

Ces stocks ont diminué de 800.000 barils, à 26,8 millions de barils, leur plus bas niveau depuis octobre 2009.

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