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Berlusconi "content" de devoir s'occuper de personnes en difficulté

17/04/2014 11:36 EDT | Actualisé 17/06/2014 05:12 EDT

"Cela me fait même plaisir", a lancé l'ex-chef du gouvernement Silvio Berlusconi, en référence à la décision de la justice milanaise de lui faire purger une peine d'un an en s'occupant de personnes âgées et handicapés dans un centre près de Milan.

"Le tribunal de surveillance m'a obligé à consacrer une partie de mon temps aux personnes en difficulté: cela me fait même plaisir car dans ma vie j'ai toujours effectué des activités de soutien" aux autres, a-t-il dit dans une conférence de presse de lancement de la campagne de son parti aux européennes.

Très maquillé pour masquer ses 77 ans mais souriant et loquace, M. Berlusconi a assuré qu'il se rendrait "très volontiers" et "chercherait à être utile" à la Fondation Sacra Famiglia, un centre qui assiste plus de 2.000 handicapés et personnes âgées.

Le tribunal de surveillance de Milan a annoncé mardi que l'ex-président du Conseil devrait passer "au moins quatre heures d'affilée", une fois par semaine dans cet institut. Pour le reste, le tribunal a été très clément puisque M. Berlusconi pourra aller à Rome du mardi au jeudi inclus, ce qui devrait lui permettre de coordonner activement les campagnes politiques de son parti Forza Italia, y compris celle pour les européennes du 25 mai.

Il a affirmé avoir consacré "tous ses samedis matin" à se rendre auprès de collaborateurs malades ou hospitalisés lorsqu'il était à la tête des entreprises de son empire médiatique Fininvest.

"J'ai reçu en retour une grande affection", a-t-il assuré, soulignant être "le seul entrepreneur en Italie à n'avoir jamais eu un seul jour de grève".

L'ex-Cavaliere n'a pas caché son amertume quant à son absence en tête de liste de Forza Italia parce qu'il est inéligible du fait de sa condamnation pour fraude fiscale (quatre ans de prison, dont trois amnistiés).

Selon lui, les décisions de la magistrature "ont rendu impossible sa candidature et cela va tout à l'avantage de la gauche".

"Ces affaires ont sans aucun doute des conséquences politiques", a déclaré M. Berlusconi, sans aller plus loin dans ses critiques car les mesures de clémence de la magistrature sont conditionnées à une certaine sobriété dans ses déclarations publiques.

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