POLITIQUE

Une opposition constructive, promet Stéphane Bédard

16/04/2014 09:10 EDT | Actualisé 16/04/2014 09:12 EDT
PC

Le nouveau chef parlementaire intérimaire du Parti québécois (PQ), Stéphane Bédard, promet de collaborer et de jouer un rôle d’opposition constructive avec le nouveau gouvernement. Il veut également travailler afin de redonner le «goût aux gens de la politique», lui qui estime pouvoir compter sur une équipe de députés expérimentés.

Après avoir été président du Conseil du trésor du Québec et leader parlementaire du gouvernement minoritaire péquiste, le député de Chicoutimi entreprend un nouveau défi. Lequel ? Celui de chef parlementaire intérimaire de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale.

Un rôle qu’il a accepté de relever après le départ de la chef péquiste, Pauline Marois, battue aux élections du 7 avril dernier. «Mon rôle sera d’assurer une bonne transition avec le nouveau gouvernement, a-t-il confié en entrevue avec Le Huffington Post Québec. Je veux également que l’opposition puisse jouer un rôle constructif.»

Le nouveau chef par intérim, élu à l’unanimité par ses confrères députés, pourra compter sur une équipe de 30 élus péquistes pour l’épauler. Parmi eux, souligne-t-il, des députés d’expériences, dont certains cumulent plusieurs années et mandats comme ministre.

«J’ai à mes côtés une équipe de gens d’expérience, dont certains ont été ministres dans différents ministères, dit-il. Je veux que ça se déroule harmonieusement avec le nouveau gouvernement.»

«Je veux mettre en valeur l’équipe. Je veux que les gens voient que nous avons une belle équipe formidable et solide», renchérit-il.

Stéphane Bédard n’a pas voulu commenter la sortie du chef caquiste, François Legault, où se dernier se voyait comme le chef de l’opposition considérant les déboires péquistes au lendemain des élections. «Je n’ai pas à lui répondre», a-t-il lancé.

Dans le même sens, le député de Chicoutimi dit accepter le verdict de la population et «les résultats» obtenus par sa formation politique, suite au scrutin du 7 avril. Il pense, toutefois, qu’«il y a un message» qui a été exprimé par la population, et que «tout le monde doit en prendre acte», dit-il.

«Je veux redonner le goût aux gens de la politique, dit-il. Je veux rétablir cette relation de confiance entre la population et les élus», explique-t-il.

Stéphane Bédard estime, par ailleurs, que son parti «n’est pas en reconstruction», et qu’il y a actuellement une relève bien active au Parti québécois.

Par ailleurs, il souhaite que son parti s’accorde du temps pour réfléchir et discuter pour la suite des choses, et ce, avant la course à la chefferie. Il espère, toutefois, que les militants seront apportés des éléments constructifs. «Ce ne sera pas un exercice de défoulement», précise-t-il.

Dans le même sens, il estime que la multiplication des partis souverainistes «n’aide pas à se donner le mandat » pour gouverner. «La division ne sert pas notre option», a-t-il conclu.

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