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L'État doit payer - pour l'instant - les frais d'avocat de Bain, dit le juge

16/04/2014 05:21 EDT | Actualisé 16/06/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Richard Henry Bain, accusé de meurtre prémédité relativement à la fusillade survenue au Métropolis le soir des élections de septembre 2012, devrait voir ses honoraires d'avocat payés par l'État, a déterminé mercredi la Cour supérieure.

Selon le juge Guy Cournoyer, Bain n'est actuellement pas en mesure de payer les frais d'un avocat, mais a démontré qu'il devrait pouvoir éventuellement rembourser l'État.

Le magistrat a indiqué mercredi que selon le tribunal, une telle mesure est aussi bien dans l'intérêt de Bain que dans celui de toute la société, puisqu'elle permet de procéder dans un délai raisonnable.

Bain est accusé de meurtre prémédité et de tentative de meurtre relativement à l'attentat au Métropolis, à Montréal, le soir du 4 septembre 2012, alors que Pauline Marois livrait un discours sur scène devant des élus et militants à la suite de la victoire du Parti québécois.

Le technicien de scène Denis Blanchette a été atteint mortellement, et son collègue David Courage a été blessé à l'intérieur de la salle de spectacles, près d'une sortie sur le côté de l'édifice.

Bain avait été d'abord déclaré inadmissible à l'aide juridique, une décision qui a résulté au retrait de sa première avocate.

L'affaire a été ajournée mercredi jusqu'au 23 mai, afin de permettre au gouvernement et à l'avocat de Bain d'en venir à un accord sur les modalités de paiement des honoraires et de leur remboursement éventuel.

Jean-Marc Tremblay, l'avocat qui a accepté de défendre Bain, a indiqué mercredi que les négociations étaient déjà en cours. Le juge Cournoyer a dit aux avocats qu'il était «très confiant» de les voir en arriver à une entente «raisonnable».

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