NOUVELLES

Les frais de soins de santé non remboursés des Canadiens font un bond marqué

16/04/2014 01:18 EDT | Actualisé 16/06/2014 05:12 EDT

TORONTO - Les frais de soins de santé non remboursés ont augmenté significativement de 1997 à 2009 au Canada, et ce sont les ménages à plus faibles revenus qui ont connu la plus forte croissance, a indiqué mercredi Statistique Canada.

Le rapport de l'agence fédérale précise que les ménages à plus faibles revenus ont vu leurs frais de soins de santé grimper de 63 pour cent durant cette période, alors que les ménages des quintiles de revenus supérieurs ont subi des hausses variant entre 36 et 48 pour cent.

En 2009, les ménages à plus faibles revenus ont dépensé environ 1000 $ pour les soins de santé, comparativement à près de 3000 $ pour les mieux nantis. Toutefois, les frais de soins de santé non remboursés représentaient 5,7 pour cent du total du revenu après impôt des ménages a plus faibles revenus, comparativement à 2,6 pour cent pour les ménages les mieux nantis.

Au cours de la période allant de 1997 à 2009, les trois principales composantes des frais de soins de santé non remboursés étaient les soins dentaires, les médicaments sur ordonnance et les primes d'assurance.

Les montants de ces dépenses variaient selon le revenu du ménage. Par exemple, en 2009, les ménages à faibles revenus ont dépensé davantage en médicaments sur ordonnance que les ménages ayant des revenus plus élevés.

Dans le cas des ménages ayant des revenus plus élevés, les assurances représentaient la principale catégorie de frais de soins de santé non remboursés, suivies des soins dentaires.

Le rapport mentionne que les ménages ayant de plus faibles revenus étaient plus susceptibles de consacrer plus de 5,0 pour cent de leur revenu après impôt aux services de soins de santé. En 2009, près de 40 pour cent des ménages des deux quintiles de revenu inférieurs ont déclaré consacrer ce pourcentage de leur revenu aux frais de soins de santé non remboursés, comparativement à 14 pour cent des ménages se trouvant à l'extrémité supérieure de la répartition du revenu.

PLUS:pc