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Le pétrole ouvre en hausse à New York, le marché fébrile face à l'Ukraine

16/04/2014 09:29 EDT | Actualisé 16/06/2014 05:12 EDT

Le pétrole coté à New York a débuté la séance en hausse mercredi, dans un marché craignant une escalade des tensions en Ukraine avant un week-end prolongé et attendant le rapport hebdomadaire sur les stocks pétroliers aux Etats-Unis.

Vers 13H20 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mai gagnait 96 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) et s'échangeait à 104,71 dollars.

"Comme le marché est fermé vendredi (à l'occasion des fêtes de Pâques), on a l'impression que les investisseurs redoutent d'être pris de court si les tensions entre l'Ukraine et la Russie s'intensifient dans les prochains jours", remarquait Bill Baruch de iiTrader.com.

Insurgés pro-russes et forces armées ukrainiennes se livraient encore mercredi à un bras de fer tendu dans l'Est du pays, à la veille de pourparlers à Genève devant réunir les États-Unis, la Russie, l'Union européenne (UE) et l'Ukraine.

Moscou veut une "fédéralisation" qui, selon le gouvernement pro-européen de Kiev, menace le pays d'éclatement.

En cas d'échec, les Occidentaux pourraient décider d'adopter de nouvelles sanctions à l'encontre de la Russie, qu'ils considèrent comme responsable des soulèvements.

Les investisseurs craignent que de telles sanctions déstabilisent le marché européen de l'énergie, dont environ 30% des importations de gaz et de pétrole proviennent de la Russie.

Les acteurs du marché se préparaient par ailleurs à la diffusion à 14H30 GMT du rapport hebdomadaire sur les stocks pétroliers du département américain à l'Énergie (DoE).

Selon les analystes interrogés par l'agence Dow Jones, les stocks de brut auraient progressé de 1,5 million de barils lors de la semaine terminée le 11 avril.

Les réserves d'essence et de produits distillés, qui seront particulièrement surveillés cette semaine selon Bill Baruch, auraient respectivement reculé de 1,4 million et 100.000 barils.

Dans ce contexte, l'annonce d'un ralentissement de la croissance économique chinoise, descendue au premier trimestre au plus bas depuis 18 mois à 7,4%, a été reléguée au second plan.

La progression du produit intérieur brut (PIB) du deuxième consommateur mondial d'or noir s'établit très en-deçà des 7,7% constatés au quatrième trimestre 2013 --mais s'avère légèrement meilleure que la prévision médiane des 13 analystes interrogés par l'AFP (7,3%).

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