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Fed Cup: les joueuses espèrent rien de moins qu'une victoire historique

16/04/2014 06:12 EDT | Actualisé 16/06/2014 05:12 EDT

QUEBEC - Eugenie Bouchard et ses coéquipières de la Fed Cup espèrent rien de moins qu'une victoire historique pour le tennis canadien les 19 et 20 avril contre la Slovaquie au Peps de l'Université Laval, à Québec.

La coqueluche de Westmount, classée 18e au monde, ignorait mercredi que le Canada n'avait jamais accédé au groupe I de la Fed Cup qui réunit les huit premiers pays au classement. Une fois mise au parfum, elle y a vu une nouvelle source de motivation pour vaincre les Slovaques.

«On n'est jamais allé dans le Groupe mondial I? Je ne savais pas», a laissé tomber candidement l'athlète de 20 ans, en conférence de presse aux côtés de ses coéquipières Sharon Fichman (89e), Aleksandra Wozniak (153e) et Gabriela Dabrowski (199e).

«Ce serait une bonne chose pour nous d'accomplir ça, je pense que ça ajoute un peu de motivation parce que c'est quelque chose que le Canada n'a jamais fait (intégrer le Groupe mondial I), a affirmé la meilleure raquette au pays, qui s'est présentée au Peps coiffée d'une casquette des Expos.

«C'est une grande opportunité qui se présente devant nous et c'est sûr qu'on est ici pour faire l'histoire et amener le Canada dans le Groupe mondial I», a renchéri sa compatriote québécoise Aleksandra Wozniak.

Le Canada occupe le 11e rang du classement de la Fed Cup et une victoire contre l'équipe slovaque lui permettrait d'intégrer, pour la première fois de son histoire, le club sélect des huit premières nations.

Le scénario de rêve pourrait bien se concrétiser alors que le Canada est donné favori devant une Slovaquie privée de ses trois meilleurs atouts _ Dominika Cibulkova (10e), Daniela Hantuchova (30e) et Magdelena Rynarikova (37e).

Le capitaine de l'équipe canadienne, Sylvain Bruneau, a toutefois mis en garde les joueuses contre tout excès de confiance.

«Il ne faut vraiment pas mettre l'accent sur le fait que, par exemple, Cibulkova a décidé de jouer en Malaisie ou faire autre chose. Il faut se concentrer sur nous et faire ce qu'on a à faire», a insisté l'entraîneur.

«Ils n'ont pas leurs meilleures joueuses (mais) c'est quand même une équipe très coriace et on va avoir du pain sur la planche, ça va être du très bon tennis, ce n'est vraiment pas gagné», a-t-il ajouté.

L'entraîneur de l'équipe slovaque, Matej Liptak, reconnaît que la tâche s'annonce difficile pour sa formation qui devra compter sur une performance exceptionnelle de Jana Cepelova (51e). Néanmoins, c'est le Canada qui devra composer avec la pression, selon lui.

«Le Canada est le favori et la pression repose sur lui. Les joueuses ont la chance d'accéder au premier groupe mondial et cela ajoute à la pression. Le Canada a de bonnes joueuses, un mélange jeune et expérimenté. On doit s'attendre à ce qu'elles jouent bien et nous devons nous préparer en conséquence. Nous avons une jeune équipe mais pas aussi expérimentée et on ne sait jamais comment vont évoluer les jeunes sur le terrain», a-t-il analysé.

S'il ne faut pas relâcher la garde, Bouchard affiche sa confiance sans complexe. Lorsqu'un reporter lui a demandé si elle ressentait de la pression en vue de la compétition, elle a répondu sans détour: «Pas du tout».

«J'aime être la meilleure, je veux être mieux (classée) que je le suis maintenant, c'est un pas vers où je veux aller, je ne vais pas m'arrêter ici», a-t-elle déclaré.

La jeune prodige, qui a récemment battu Venus Williams (28e) en troisième ronde du tournoi de Charleston, avant de s'incliner en quarts de finale contre Jelena Jankovic (8e), s'est entraînée sur le surface dure de l'amphithéâtre du Peps mercredi après-midi.

«Je vais essayer de m'adapter un peu parce que ça fait deux semaines que je joue sur la terre battue aux États-Unis», a-t-elle dit.

Force est de constater que «l'effet Genie» tarde à se faire sentir dans la ville du maire Régis Labeaume puisqu'il n'y avait qu'une poignée d'amateurs dans les gradins pour voir les premiers échanges.

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