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Egypte: l'opposant Sabbahi appelle à une union des partisans de la révolution

16/04/2014 12:13 EDT | Actualisé 16/06/2014 05:12 EDT

Le leader de gauche égyptien Hamdeen Sabbahi, principal rival du grand favori Abdel Fattah al-Sissi à la présidentielle en mai, a appelé mercredi tous les partisans de la révolution de 2011 à s'unir, en recevant le soutien d'un parti libéral.

S'adressant aux mouvements ayant animé et participé à la révolte contre Hosni Moubarak, M. Sabbahi a déclaré: "Je leur dis qu'il est maintenant temps d'unifier nos efforts, de définir nos objectifs et de prouver que nous pouvons gagner".

Le même jour, le parti libéral Al-Dostour, fondé en 2012 par l'ex-directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Mohamed ElBaradei, a apporté son soutien à M. Sabbahi.

Plusieurs fois emprisonné sous Hosni Moubarak et son prédécesseur Anouar al-Sadate, M. Sabbahi était arrivé en 3e position lors de la première élection présidentielle démocratique du pays en 2012, qui avait vu la victoire de l'islamiste Mohamed Morsi, destitué un an plus tard par M. Sissi.

Mercredi, il s'est dit confiant que son mouvement remportera au moins une victoire lors du scrutin prévu les 26 et 27 mai.

"Soit un succès qui installera un Etat prospère exprimant les objectifs de la révolution, soit une opposition forte qui se battra pour ces mêmes objectifs", a-t-il expliqué.

Le leader de la gauche nationaliste a aussi réitéré son appel à l'armée, dont M. Sissi est issu comme l'ont été tous les présidents du pays à l'exception de M. Morsi, à ne pas se mêler de politique.

Le rôle de l'armée est de "protéger la nation (...) et de faire face aux risques externes et internes sans interférer avec la politique", a-t-il insisté.

Son porte-parole Maassoum Marzouk a reconnu qu'il manquait à M. Sabbahi quelques centaines des 25.000 signatures d'électeurs requises pour valider sa candidature.

Les détracteurs de M. Sissi, très largement favori du scrutin, redoutent qu'il ne ramène le pays sous un régime autocratique.

Mais M. Sabbahi a affirmé sa conviction que l'Egypte ne retournerait jamais à "la corruption de Moubarak ou l'autoritarisme de Morsi".

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