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Dans le "coeur" de la "miraculée" française, Jean-Paul II est "saint depuis longtemps"

16/04/2014 03:19 EDT | Actualisé 16/06/2014 05:12 EDT

"Dans mon coeur, il est saint depuis longtemps", a déclaré mercredi, à 11 jours de la canonisation de Jean-Paul II, soeur Marie Simon-Pierre, dont la guérison "miracle" de la maladie de Parkinson avait permis la béatification de l'ancien pape.

"Je suis heureuse que l'Eglise le reconnaisse, bien sûr", explique la religieuse guérie en 2005, qui sera à Rome, "sur la place Saint-Pierre, si j'y accède", le 27 avril prochain.

Désormais supérieure de la communauté de l'Etoile, près d'Aix-en-Provence (sud-est de la France), cette petite soeur des maternités catholiques est longuement revenue face aux journalistes, avec une certaine émotion et toujours souriante, sur le "miracle" de 2005 et sa vie depuis.

A l'annonce du diagnostic, le 29 juin 2001, "j'ai tout de suite eu devant les yeux l'image de Jean-Paul II", relate-t-elle. "J'avais la même maladie que lui. Il me renvoyait à l'image de ce que j'allais devenir", souligne-t-elle.

"Les jours, les mois se sont succédé, je ne pouvais plus écrire, ni conduire, j'étais très diminuée", explique-t-elle. "Le 2 avril 2005, nous avons appris sa mort en direct. Je suis de la génération Jean-Paul II. C'était un ami, un père, un grand-père. Il m'aidait à tenir, parce que c'était quelqu'un que j'admirais. (...) A l'annonce du décès, pour moi, c'était un effondrement. Heureusement, ça n'a pas duré. Le jour des funérailles, j'ai senti qu'il était toujours là, toujours présent".

Elle assure avoir pourtant vu sa santé se dégrader à partir de cette date et alors que le procès en béatification s'ouvrait. Sa supérieure lui a alors demandé si elle acceptait que toutes les petites soeurs prient "par l'intercession de Jean-Paul II" pour elle.

Le soir du 2 juin, 2 mois après la mort du pape, la religieuse rentre dans sa chambre après une "journée comme d'habitude", et commence à écrire sans difficulté, ce qu'elle ne pouvait plus faire. "Le lendemain, à 4h30, je me suis levée d'un bond", assure-t-elle. "La vie rejaillissait dans mon corps. (...) Après l'eucharistie, j'étais persuadée d'être guérie (...) Pour moi il n'y avait pas de doute, c'était lui !"

"Je ne vous cache pas que quand je passe devant son portrait, je lui parle", sourit-elle.

Suivit alors le processus d'enquête sur le miracle présumé avec son cortège d'expertises médicales, "un vrai parcours du combattants !", selon elle.

Depuis, la religieuse reçoit de nombreuses demandes de prières, "de partout, de toutes sortes", des malades de Parkinson, évidemment, mais aussi de cancéreux, des demandes d'enfants ou de parents d'enfants malades.

Soeur Marie Simon-Pierre ne connaît pas Floribeth, la Costaricienne dont la guérison d'un anévrisme cérébral a ouvert la voie à la canonisation de Jean-Paul II. "Pour l'instant, je ne l'ai pas rencontrée. Peut-être le jour de la canonisation ? Ca reste un mystère", dit-elle.

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