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Roy a démontré sa tolérance à sa première saison à la barre de l'Avalanche

15/04/2014 06:44 EDT | Actualisé 15/06/2014 05:12 EDT

ENGLEWOOD, États-Unis - La personnalité flamboyante de Patrick Roy est ressortie dès son premier match à la barre de l'Avalanche du Colorado lorsqu'une altercation a éclaté entre l'entraîneur-chef des Ducks d'Anaheim Bruce Boudreau et lui, alors qu'il frappait sans relâche la baie vitrée séparant les deux bancs jusqu'à ce qu'elle ne cède.

Cette explosion de rage a donné le ton à la saison: l'Avalanche n'allait plus se laisser intimider.

Pas tant que l'ex-gardien de but et membre du Temple de la renommée du hockey sera derrière le banc de l'Avalanche.

Roy a mené cette concession — celle qui a gagné ses deux premières coupes Stanley alors qu'il portait l'uniforme bourgogne de l'Avalanche — aux séries éliminatoires en égalant le record d'équipe avec un total de 52 victoires en saison régulière. L'Avalanche affrontera le Wild du Minnesota en première ronde des séries à compter de jeudi.

«Patrick incarne l'âme d'un gagnant. Il n'accepte rien d'autre que la victoire, a commenté le gardien auxiliaire Jean-Sébastien Giguère. C'est ce qu'il a fait lorsqu'il était joueur, et c'est ce qu'il fait aujourd'hui comme entraîneur.

«Il agit de cette façon lorsqu'il joue au golf ou aux cartes, en fait il fait tout dans l'objectif de gagner, a-t-il ajouté. Et ç'a véritablement déteint sur notre équipe. Il a complètement changé notre mentalité dans ce vestiaire, et c'est facilement observable chaque fois qu'on saute sur la patinoire. Nous jouons pour gagner, donc c'est le 'fun' de voir ça.»

Et pour ce qui est de son comportement plutôt volatile, les joueurs jurent qu'ils le voient rarement à l'intérieur du vestiaire — jamais après une mauvaise période de jeu ou une défaite crève-coeur. C'est leur équipe, a dit Roy dès son embauche, et il s'est joint à l'équipe pour l'appuyer, et non la gronder. Il est leur associé, et non leur maître qui dirige d'une poigne de fer.

Sa tolérance a ainsi permis aux jeunes joueurs de l'Avalanche de poursuivre leur apprentissage, sans craindre de commettre des erreurs.

«Ils ont besoin de quelqu'un sur qui ils peuvent se fier et discuter, a expliqué Roy, qui est devenu le cinquième entraîneur-chef de l'histoire de la LNH à obtenir 50 victoires ou plus à sa saison recrue. C'est leur système.»

Auparavant. Roy avait agi à titre d'entraîneur-chef et directeur général des Remparts de Québec, dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. En conséquence, il se fie à ses adjoints, ainsi qu'à son ex-coéquipier devenu directeur exécutif Joe Sakic.

Roy prône une approche assez inhabituelle dans sa gestion de l'équipe: Il peut retirer son gardien alors qu'il reste deux, trois ou même parfois quatre minutes à la rencontre si l'Avalanche a besoin d'un but et demande parfois à ses joueurs de se réunir au centre de la patinoire à la fin d'un entraînement pour crier en choeur le mot «équipe».

«Si nous voulons être différents de ce que nous étions ces dernières années, alors nous devons faire les choses différemment, a convenu le capitaine de l'Avalanche Gabriel Landeskog. C'est merveilleux de pouvoir comprendre son point de vue. Vous voyez l'équipe que nous formons. Vous voyez l'équipe que nous sommes devenus.

«D'abord, tu peux te poser la question 'Qu'est-ce qui se passe ici?' Mais de toute évidence ça marche pour nous.»

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