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Offensive ukrainienne dans l'est du pays

15/04/2014 10:54 EDT | Actualisé 15/06/2014 05:12 EDT

Tout indique que le gouvernement ukrainien a entamé mardi son « opération antiterroriste » contre des militants prorusses qui occupent des positions stratégiques ou des bâtiments gouvernementaux dans une dizaine de villes de l'est de l'Ukraine.

Selon plusieurs sources, parmi lesquelles le Kyiv Post et RT (Russia Today), les forces ukrainiennes ont donné l'assaut contre un aérodrome situé en périphérie de la ville de Kramatorsk. Plusieurs journalistes disent avoir entendu des coups de feu en provenance de l'aérodrome, vraisemblablement des coups de semonce. Des témoins rapportent également avoir vu des militaires ukrainiens déployés à partir d'hélicoptères, ainsi que des avions de chasse dans le ciel de la ville.

Les mêmes sources et plusieurs autres journalistes rapportent que des blindés et des militaires ukrainiens, qui étaient postés à une quarantaine de kilomètres de la ville voisine de Slaviansk, ont fait leur entrée dans la ville.

Dimanche soir, Kiev a annoncé cette opération, qui visait à reprendre le contrôle des villes, mais aucune altercation n'avait encore été constatée. Selon le président ukrainien par intérim, Olexander Tourtchinov, l'opération doit se dérouler « par étapes » et « de manière réfléchie ».

Le correspondant de Radio-Canada Jean-François Bélanger, qui est arrivé dans la ville de Donetsk mardi, a rapporté n'avoir vu aucune trace de cette opération. Il mentionne cependant que la tension y est également palpable.

Mardi, le premier ministre russe, Dmitri Medvedev, a déclaré que l'Ukraine était au bord de la guerre civile, dans un message publié sur sa page Facebook.

L'ambassadeur d'Ukraine aux Nations unies à Genève, Iouri Klimenko, a accusé Moscou d'alimenter les tensions dans l'est de l'Ukraine, afin de saborder les pourparlers à quatre qui doivent avoir lieu et auxquels doivent participer des diplomates européens, américains, russes et ukrainiens. Cette rencontre a notamment pour but de réduire les tensions aux frontières.

Les propos de M. Klimenko font écho à ceux du secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, qui estime que la Russie est largement impliquée dans la crise.

Le Kremlin a qualifié d'absurdes, mardi, les informations selon lesquelles des militaires russes seraient présents en Ukraine.

Lundi, lors d'un entretien téléphonique avec son homologue américain, Barack Obama, le président russe, Vladimir Poutine, a lui aussi nié toute ingérence de Moscou dans l'est de l'Ukraine.

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