POLITIQUE

Nigel Wright blanchi par la GRC

15/04/2014 05:11 EDT | Actualisé 15/04/2014 06:37 EDT
CP

À l'issue de son enquête sur l'ex-chef de cabinet de Stephen Harper, la Gendarmerie royale du Canada conclut qu'il n'y a pas de preuves suffisantes pour porter des accusations criminelles contre Nigel Wright dans ce qu'il est convenu d'appeler « l'affaire Mike Duffy ».

M. Wright a dû démissionner de son poste en mai 2013 après qu'on eut appris qu'il avait fait un chèque personnel de plus de 90 000 $ à Mike Duffy pour qu'il rembourse des allocations injustement perçues.

En juin, la GRC avait lancé une enquête sur les circonstances ayant entouré le versement du chèque. Mike Duffy et Nigel Wright étaient soupçonnés de corruption, de fraude et d'abus de confiance par la GRC.

« Mon intention a toujours été de m'assurer que les dépenses soient remboursées aux contribuables. J'ai agi dans les limites de mes fonctions et je demeure convaincu que mes actions étaient légales. Le résultat de l'enquête détaillée et approfondie de la GRC confirme ma position », a réagi M. Wright, par le biais de son avocat.

De son côté, le directeur des communications de Stephen Harper, Jason Macdonald, a souligné que le cabinet du premier ministre était « heureux que la GRC ait fait des progrès dans son travail » et qu'il « continuera à offrir toute l'aide possible dans le cadre de l'enquête de la GRC ».

Depuis que le scandale a éclaté l'an dernier, Mike Duffy a affirmé que le premier ministre était au courant du chèque de 90 000 $ signé par son ancien chef de cabinet. Il soutient en outre avoir reçu 13 560 $ du Parti conservateur pour payer ses frais juridiques.

Stephen Harper a quant à lui affirmé qu'il n'avait donné aucune directive à son chef de cabinet. La GRC a néanmoins indiqué en novembre dernier qu'au moins 13 personnes avaient été mêlées à l'affaire de près ou de loin, dont 7 dans l'entourage du premier ministre.

Mike Duffy a dû quitter le caucus conservateur le 17 mai 2013 en raison de toute la controverse entourant ses dépenses. Il fait toujours l'objet d'une enquête.

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