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L'indépendance écossaise affaiblirait la marine britannique (militaire)

15/04/2014 07:59 EDT | Actualisé 15/06/2014 05:12 EDT

Le plus haut gradé de la marine britannique, l'amiral George Zambellas, a affirmé mardi au Daily Telegraph que "le coeur" de la défense maritime britannique serait affecté par l'indépendance écossaise.

"Je pense que l'indépendance changerait fondamentalement la sécurité maritime pour nous tous au Royaume-Uni et endommagerait le coeur des capacités militaires constituées de la Marine royale, des Royal Marines, de la flotte auxiliaire royale et de la flotte de l'armée de l'air", a-t-il déclaré au quotidien britannique.

"Si le Royaume-Uni (hors Écosse) finira par s'adapter, l'impact le plus profond se fera sentir en Écosse, qui n'aura plus accès de plein droit au soutien sécuritaire de l'une des marines les plus efficaces du monde", a-t-il ajouté.

Il y a actuellement 16 bateaux et sous-marins ainsi que deux unités de commando des Royal Marine basés en Écosse.

Mais selon le colonel Stuart Crawford, qui a conseillé sur les questions de défense le parti nationaliste écossais (SNP), partisan de l'indépendance, une Écosse indépendante "serait plus que capable" de gérer ses propres forces armées.

Il a indiqué à la BBC que l'armée écossaise aurait une mission régionale et non mondiale.

Dans le cas d'une victoire du oui au référendum d'autodétermination du 18 septembre, le SNP a annoncé que toutes les bases militaires existantes en Écosse seraient maintenues mais que les sous-marins nucléaires britanniques Trident seraient retirés de la base de Faslane (ouest) et quitteraient l'Écosse.

Un retrait qui "prendra beaucoup de temps et sera coûteux", selon George Zambellas.

Mardi après-midi, le ministre britannique de la Défense Philip Hammond doit se rendre à Glasgow (est de l'Écosse) pour défendre le camp du non en expliquant aux salariés du groupe d'électronique et de défense français Thales que l'indépendance "mettra en péril la future prospérité de cette activité, les gens qui y travaillent ainsi que les familles et personnes dont ils ont la charge", selon des extraits de son discours rendus publics.

"L'ironie est que Philip Hammond va prononcer un discours nationaliste britannique sur le site d'une multinationale française à Glasgow, qui est en partie détenue par le gouvernement français, et dans lequel il va souligner la coopération en matière de défense qui existe entre amis et alliés", a réagi, sur la BBC, Angus Robertson, représentant du SNP au parlement britannique et porte-parole du parti indépendantiste pour les questions de défense.

Les derniers sondages montrent que le camp du non devance celui des indépendantistes mais que l'écart se ressert et qu'il y a toujours environ 15% d'indécis.

mc/jmi/ml

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