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L'armée syrienne lance une offensive contre le centre de Homs (TV officielle)

15/04/2014 09:09 EDT | Actualisé 15/06/2014 05:12 EDT

L'armée syrienne a lancé mardi une offensive contre le centre de Homs (centre) contrôlé par les rebelles, a indiqué la télévision officielle.

"L'armée et les Forces de défense nationale (milices pro-régime) ont remporté des succès importants dans le vieux Homs en avançant en direction des quartiers de Jouret al-Chiyah, Hamidiyé, Bab al-Houd et Wadi al-Sayeh, tuant un certain nombre de terroristes", a indiqué la chaîne syrienne. Dans le langage officielle, le mot "terroriste" désigne l'ensemble de la rébellion et de l'opposition.

Le cente de la ville, notamment le Vieille ville de Homs, tenue par les rebelles, est assiégée et bombardée depuis près de deux ans par les troupes de Bachar al-Assad.

Un militant sur place a confirmé l'opération, comme l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Ils sont entrés dans l'une des zones assiégées, Wadi al-Sayeh, entre Juouret al-Chiyah et la Vieille ville", a affirmé Abou Bilal, un militant assiégé, à l'AFP via internet.

"C'est la première fois que le régime entre dans une zone assiégée depuis qu'il a pris Khaldiyé", à l'été 2013, a-t-il ajouté.

Un autre militant, Abou Fahmi, également contacté par internet, a fait état de bombardements "très très intenses". "Ils nous bombardent avec toutes sortes d'armes", a-t-il dit.

Le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, a souligné que l'offensive de l'armée intervenait au lendemain d'une intensification des actions de l'armée.

"L'opération militaire a commencé hier (lundi), avec le déploiement d'hommes pour renforcer les troupes" de Bachar al-Assad, selon lui.

Le régime a repris récemment plusieurs ville-clefs aux rebelles, notamment dans la région du Qalamoun, frontalière du Liban, mais les quartiers rebelles de Homs, surnommée en 2011 "capitale de la révolution", restent une cible importante.

Selon des militants, environ 1.300 personnes, en majorité des combattants, sont encore bloquées dans les quartiers assiégés, après l'évacuation en début d'année de quelque 1.400 civils.

Mi-mars, un militant de la ville confiait à l'AFP que, selon lui, si le régime prenait le contrôle des zones assiégées "ce sera la fin de la révolution et nous devrons oublier le retour de nos familles dans leurs demeures". "Le régime sera, sans grande difficulté, capable de reprendre le contrôle de tout le pays".

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