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GB: Nigel Farage (Ukip) nie avoir obtenu abusivement des indemnités européennes

15/04/2014 06:06 EDT | Actualisé 15/06/2014 05:12 EDT

Le leader du parti britannique europhobe Ukip, Nigel Farage, a catégoriquement nié mardi avoir obtenu abusivement, en tant que député européen, des indemnités de l'UE évaluées par le Times à près de 60.000 livres (72.500 euros).

En tant que député européen, "nous ne demandons pas de défraiements pour le fonctionnement de bureaux ou toute autre activité dans notre pays d'origine, nous obtenons une indemnité, dont le montant est fixe, et nous pouvons la dépenser comme bon nous semble", a déclaré Nigel Farage sur BBC Radio 4, précisant toucher "3.580 livres (4.331 euros) par mois".

Selon le site internet du parlement européen (www.europarl.europa.eu), une "indemnité de frais généraux" destinée à couvrir "les frais encourus dans l'Etat membre électeur, comme les frais de gestion du bureau de député" est versée à chaque député européen et s'élevait en 2011 à 4.299 euros. Le Times affirmait mardi en Une que le chef du parti populiste faisait l'objet d'une enquête menée par l'organisme anti-fraude de l'Union européenne (Olaf) après la plainte d'un ancien membre de Ukip.

Contacté par l'AFP, l'Olaf n'était pas immédiatement en mesure de confirmer ou infirmer cette plainte.

Selon le quotidien britannique, Nigel Farage a reçu 15.500 livres (18.750 euros) par an de l'Union européenne depuis au moins 2009 pour payer les frais de fonctionnement de son bureau de député européen, à Bognor Regis (sud de l'Angleterre), qui lui a été donné sans loyer par des partisans de Ukip.

Selon le gérant de ce bureau, les frais de fonctionnement ne s'élèveraient qu'à 3.000 livres (3.630 euros) par an.

"Je suis ici (parlement européen: NDLR) depuis 1999 et j'ai dit depuis le premier jour que j'allais utiliser l'argent et les moyens fournis par l'Union européenne pour lutter contre la présence du Royaume-Uni au sein de l'UE mais que j'allais le faire dans le cadre des règles du parlement" européen, a ajouté Nigel Farage.

Jugeant les accusations du Times "totalement scandaleuses" et "politiquement motivées", Nigel Farage a précisé consulter son avocat en vue d'éventuelles poursuites.

Mercredi dernier, la ministre britannique de la Culture Maria Miller, chargée du délicat dossier de la régulation de la presse, a démissionné du gouvernement à la suite d'une polémique sur des indemnités parlementaires perçues indûment.

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