POLITIQUE

Le député du PQ François Gendron fracasse le record de longévité de Gérard D. Lévesque

15/04/2014 03:41 EDT | Actualisé 15/06/2014 05:12 EDT
PC

QUÉBEC - Le député péquiste François Gendron est entré dans l'histoire, mardi, fracassant le record de longévité pour un élu de l'Assemblée nationale.

Élu sans interruption depuis 1976, le député d'Abitibi-Ouest a dépassé la marque établie par l'ancien ministre libéral Gérard D. Levesque, qui a représenté la circonscription de Bonaventure de 1956 à 1993.

Plus précisément, selon le calcul fourni par l'Assemblée nationale, M. Gendron écoulait mardi son 13 665e jour à titre d'élu, une journée de plus que l'ancien tenant du titre.

Durant sa longue carrière, le député natif de Val-Paradis, en Abitibi, a vu défiler tous les chefs péquistes, de René Lévesque à Pauline Marois, en passant par Pierre Marc Johnson, Jacques Parizeau, Lucien Bouchard, Bernard Landry et André Boisclair.

Avec le libéral Philippe Couillard à la barre du gouvernement, M. Gendron en sera aussi à son dixième premier ministre depuis son entrée à l'Assemblée nationale, il y a 37 ans et cinq mois.

Homme au langage coloré, un brin populiste, M. Gendron occupait les fonctions de vice-premier ministre et ministre de l'Agriculture dans l'éphémère gouvernement minoritaire de Pauline Marois, défait au scrutin général du 7 avril.

Âgé de 69 ans, M. Gendron a eu des ennuis de santé l'hiver dernier et a hésité un moment avant de se porter à nouveau candidat. Après avoir obtenu le feu vert de son médecin, il s'est jeté dans la mêlée et a obtenu un 11e mandat consécutif de la part des électeurs d'Abitibi-Ouest.

Au fil des ans et des mandats, M. Gendron a occupé bon nombre de fonctions officielles en sus de celles de vice-premier ministre et ministre de l'Agriculture. Il a été entre autres ministre de la Fonction publique, de l'Éducation et des Ressources naturelles. Il a aussi été président de l'Assemblée nationale, leader parlementaire et président du caucus. Il a même dirigé pendant près de cinq mois l'opposition péquiste à la suite du départ d'André Boisclair, en 2007.

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