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D'autres images éprouvantes du drame syrien sont montrées au Conseil de sécurité

15/04/2014 05:04 EDT | Actualisé 15/06/2014 05:12 EDT

Les membres du Conseil de sécurité des Nations unies sont restés sans mots, mardi, après le visionnement d'une série de photographies éprouvantes de victimes de la guerre civile en Syrie, a indiqué l'ambassadeur de la France, Gérard Araud. Les images montraient des gens émaciés, certains ayant eu les yeux arrachés et portant des marques d'étranglement et de coups répétés.

M. Araud a indiqué qu'après avoir retrouvé leurs esprits, certains ambassadeurs ont commencé à soulever la question de la crédibilité de ces images, qui présentent un témoignage silencieux de la sauvagerie de la guerre civile syrienne au cours de laquelle plus de 150 000 personnes sont mortes.

Les membres du Conseil se sont faits montrés davantage que les dix photos rendues publiques en janvier dans le cadre d'une enquête médico-légale financée par le gouvernement du Qatar — un allié majeur de l'opposition en Syrie et l'un des pays les plus impliqués dans le conflit syrien. La France, qui était hôte de la présentation au Conseil de sécurité et de celle ayant suivi en conférence de presse, a fait état de preuves de crimes de guerre commis par le gouvernement du président syrien Bachar el-Assad.

L'authenticité des photos n'a pas pu être confirmée de manière indépendante.

Le ministère syrien de la Justice a déploré la nature de ces photos et des informations les accompagnants comme des gestes politiques partiaux, parlant aussi d'une «série d'images de personnes non identifiées, certaines ayant été signalées comme des étrangers».

Le ministère a fait valoir que certaines des personnes étaient des militants tués en combat, et d'autres des gens tués par des groupes militants.

Parmi les nouvelles photos figure une image d'au moins une douzaine de corps étalés sur le plancher d'un entrepôt, enveloppés dans des toiles de plastique, avec des hommes en tenue militaire debout parmi les corps.

L'un des auteurs du rapport, l'ancien procureur du Tribunal spécial pour la Sierra Leone David M. Crane, a parlé d'une preuve solide d'«assassinats à grande échelle érigés en système». Il a soutenu que des gens étaient morts «dans l'agonie après des mois de privation et de torture».

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