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L'ONU dénonce la généralisation de la torture en Syrie

14/04/2014 01:56 EDT | Actualisé 13/06/2014 05:12 EDT

Viols, coups et brûlures. C'est le lot quotidien des détenus aux mains du régime syrien et des groupes armés de la rébellion, rapporte la haute-commissaire onusienne aux droits de l'homme, Navanethem Pillay, qui condamne l'utilisation généralisée de la torture dans ce pays en proie à la guerre civile.

Le bureau de Mme Pillay a rendu public lundi un document de 8 pages contenant des témoignages détaillés de 38 personnes ayant souffert de torture.

Le rapport indique que cette pratique est également l'œuvre de plusieurs groupes armés, « en particulier l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL), le Front al-Nosra, Ahrar Al-Sham, Asifat al-Shamal et Liwa Al-Tawhid », qui disposent de centres de détentions où des hommes, femmes et enfants sont torturés, notamment depuis 2013.

Très critique à l'endroit des autorités syriennes, le rapport ajoute que « des hommes, des femmes et des enfants sont couramment enlevés dans les rues, dans leurs maisons et sur leurs lieux de travail, ou sont arrêtés à des postes de contrôle du gouvernement, puis transférés dans un des centres de détention officiels ou secrets du gouvernement ».

Ils sont souvent détenus au secret, de façon indéfinie et sont parfois transférés d'un centre à un autre.

Les témoignages font état de détenus immobilisés ou suspendus au mur, les yeux bandés, et qui sont ensuite frappés, brûlés, électrocutés et torturés avec différents objets.

Des cas de violences sexuelles à l'encontre d'hommes et de femmes ont également été rapportés par le Haut-Commissariat.

Les victimes de la torture sont de toutes origines religieuses ou ethniques, précise l'ONU. Il s'agit surtout d'« activistes, souvent des étudiants, ainsi que des avocats, du personnel médical et des travailleurs humanitaires », poursuit le rapport.

 L'ONU indique que la torture constitue un crime contre l'humanité lorsqu'elle est utilisée de façon généralisée.

Maaloula reprise par les forces gouvernementales

La célèbre ville chrétienne de Maaloula, dans la région de Qalamoun, au nord de Damas, est repassée sous le contrôle de l'armée syrienne.

Cette localité de 5000 habitants avant la guerre, compte un grand nombre d'églises et doit sa renommée à ses refuges troglodytiques datant des premiers siècles du christianisme. La majorité de ses habitants chrétiens sont grecs-catholiques et parlent l'araméen, la langue du Christ, selon la tradition.

Maaloula était aux mains des rebelles depuis quatre mois.

La prise de cette ville, située sur une route reliant Damas au Liban, « renforcera le contrôle des points de passage à la frontière », selon une source de sécurité, citée par l'AFP.

Désormais, Zabadani sur la route entre le Liban et Damas est la dernière ville à prendre pour bloquer la frontière, selon les services de sécurité.

L'Organisation syrienne des droits de l'homme (OSDH) basée à Londres et qui affirme s'appuyer sur des sources au sein des forces armées et parmi les rebelles, estime que la conséquence de cette avancée est le retrait des combattants du Hezbollah de Qalamoun pour l'armée dans le Nord, à Alep et la région de Kassab, aux mains des rebelles depuis le 23 mars.

Quelques jalons du conflit

 

 

 

 

 

 

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