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Les vestiaires se vident au pays

14/04/2014 06:20 EDT | Actualisé 14/06/2014 05:12 EDT

D'Ottawa à Vancouver, en passant par Toronto, Winnipeg, Calgary et Edmonton, l'heure est au bilan.

Un texte de Antoine Deshaies Twitter Courriel

Les joueurs et entraîneurs des six formations canadiennes éliminées ont défilé devant les journalistes à l'issue de la saison.

Les Jets, 11es dans l'Ouest avec 37 victoires en 82 matchs, ont été les premiers à le faire, dimanche. L'entraîneur Paul Maurice, arrivé en renfort en janvier, croit que l'équipe progresse, mais que la patience est de mise.

« Je ne sais pas combien de temps ça prendra avant qu'on fasse partie de l'élite de la ligue, a-t-il admis candidement. On devra trouver de nouveaux éléments et continuer d'améliorer le conditionnement physique de nos joueurs. Le processus pourrait prendre jusqu'à deux ans. »

L'entraîneur aimerait entraîner les Jets à nouveau l'an prochain, mais dit d'abord devoir en parler à sa famille.

À Ottawa, les Sénateurs regarderont les séries à la télé, moins d'un an après avoir éliminé les Canadiens au premier tour en 2013.

Le défenseur Marc Methot s'attend à voir du changement. « C'est certain que quand tu ne gagnes pas, il doit y avoir du changement. C'est la nature du

sport professionnel, même si ce n'est pas plaisant pour personne. »

« Nos attentes étaient beaucoup plus élevées que ça, analyse Jean-Gabriel Pageau. On doit apprendre de nos erreurs. »

Le capitaine Jason Spezza a connu une saison difficile et il sait qu'il sera un dossier à évaluer sur le bureau du directeur général. Le sort de l'entraîneur Paul McLean fait aussi jaser. Les joueurs se portent à sa défense.

« Paul a été un excellent entraîneur depuis son arrivée ici, affirme Erik Karlsson. C'est un excellent entraîneur et nous voulons jouer pour lui. »

Une année d'échec à Toronto

La présentation officielle de Brendan Shanahan comme président des Leafs a marqué la journée du bilan à Toronto, sans toutefois masquer l'échec de l'équipe.

« Nous avons échoué, mais nous ne devons pas laisser le négativisme prendre toute la place, a dit le directeur général, Dave Nonis. On ne doit pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Nous avons d'excellents joueurs sous la main qui pourront nous aider à long terme. »

« Nous sommes aussi déçus que nos partisans, a déclaré le capitaine Dion Phaneuf. Mais nous avons assez de caractère pour rebondir l'an prochain. »

Les Leafs doivent en partie leur exclusion des séries à une séquence de huit défaites de suite en mars.

« On cherche ce qui n'a pas fonctionné, mais je n'ai pas de réponse pour l'instant, a expliqué Nazem Kadri. Nous allons apprendre, nous sommes une jeune équipe et personne ne veut revivre pareille fin de saison. »

Le mea culpa de Tortorella

Les Canucks de Vancouver sont peut-être la plus grande déception dans l'Ouest cette saison. 

Troisièmes en 2013, les Cancuks ont chuté au 12e rang en 2014 avec un noyau pourtant très semblable. Une partie du problème selon John Tortorella.

« On doit oublier les succès de l'équipe en 2011, a dit le bouillant entraîneur en référence à la participation de l'équipe à la finale de la Coupe Stanley. Notre équipe vieillit et nous devons être mieux outillés pour gagner. Nous avons besoin de jeunesse, de fougue et d'enthousiasme. »

L'autre partie, c'est l'entraîneur lui-même.

« Vous croyez que je suis dur avec les joueurs, mais je ne l'ai pas assez été, a dit Tortorella. J'ai laissé trop de libertés aux joueurs, je n'ai pas assez insisté sur les détails. Mais ce n'est pas la faute des joueurs, c'est la mienne et je l'assume. »

Le nom de Roberto Luongo n'a pas été mentionné une seule fois au cours de la conférence de presse. Au sujet de son successeur, Eddie Lack, Tortorella a été plutôt élogieux malgré les difficultés rencontrées.

« Il a beaucoup appris. Il a la capacité mentale de rebondir et d'offrir de bonnes performances. »

Hartley positif

Même s'ils ont raté les éliminatoires pour la cinquième année de suite, les Flames de Calgary n'ont pas vu que du négatif à leur dernière saison.

L'entraîneur-chef Bob Hartley voit une progression.« En faisant confiance à nos jeunes joueurs, on savait qu'on devrait faire preuve de bon sens dans notre analyse. Nos jeunes ont bien progressé et nos vétérans les ont bien appuyés. »

« Plusieurs experts nous plaçaient 30es avant le début de la saison. Nous avons fini au 26e rang. La note passage, c'est d'être 16e et de participer aux séries. »

L'entraîneur-chef espère que la progression cette année se traduira par de meilleurs résultats dès l'an prochain. « Faut apprendre à gagner, à s'entraîner de la bonne façon. On a travaillé fort cette année pour inculquer de bonnes valeurs aux jeunes. »

Reste à voir si la leçon a été retenue.

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