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La responsable des droits de l’homme de l'ONU condamne la torture en Syrie

14/04/2014 07:57 EDT | Actualisé 14/06/2014 05:12 EDT

GENEVE, Suisse - La haute-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navanethem Pillay, condamne l'utilisation généralisée de la torture dans des centres de détention en Syrie.

Son bureau vient de publier un document contenant des témoignages détaillés de victimes et de témoins.

On y fait état d'une tendance généralisée de la torture et des mauvais traitements dans les établissements du gouvernement.

La torture pratiquée par certains groupes rebelles armés est également évoquée.

Les abus mentionnés par le bureau de Mme Pillay comprennent le viol, les coups et les brûlures, et entraînent parfois la mort.

Mme Pillay a rappelé dans un communiqué que le droit international interdisait l'usage de la torture, en tout temps et en toutes circonstances.

Elle a souligné que toutes les victimes de torture et de mauvais traitements devaient obtenir une indemnisation équitable et bénéficier d'une réadaptation.

Elle a également réitéré sa demande au gouvernement d'autoriser un accès régulier et sans préavis à tous les lieux de détention aux observateurs internationaux, afin de leur permettre de surveiller efficacement la situation.

Par ailleurs, le patron de l'agence internationale de supervision des armes chimiques affirme que la Syrie devra accélérer la cadence si elle veut respecter l'échéancier qui lui a été imposé par la communauté internationale pour détruire son arsenal.

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques indique qu'une treizième cargaison de produits chimiques a été expédiée depuis le port de Lattaquié, lundi, portant à un peu plus de 65 pour cent la portion de l'arsenal chimique syrien déclaré qui a été neutralisé.

Tout l'arsenal syrien doit avoir été détruit d'ici le 30 juin.

Enfin, sur le terrain, l'armée syrienne s'est emparée de deux village au nord de Damas, lundi, alors que le régime poursuit une offensive sans merci pour reprendre le contrôle de la frontière avec le Liban. L'Observatoire syrien des droits de l'homme, à Londres, confirme que les villages de Sarkha et Maaloula sont tombés.

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