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Elections en Guinée-Bissau: participation autour de 70%

14/04/2014 06:10 EDT | Actualisé 14/06/2014 05:12 EDT

Le taux de participation aux élections présidentielle et législatives de dimanche en Guinée-Bissau pourrait dépasser les 70%, a déclaré lundi le président de la Commission nationale électorale (CNE).

"Le bilan est positif si l'on tient compte de l'affluence des électeurs dans les différents bureaux de vote. La participation dépasserait les 70%", a déclaré à des journalistes le président de la CNE, Augusto Mendes.

Un tel taux serait exceptionnel pour la Guinée-Bissau où la participation lors des précédents scrutins n'excédait pas 60%.

M. Mendes a affirmé que la CNE était en train de "faire des efforts" pour que les résultats soient publiés dès "mercredi".

Dans les bureaux qu'ils ont visités dimanche à Bissau, des journalistes de l'AFP avaient constaté une très forte affluence avec de nombreuses files d'attente d'électeurs patients et déterminés à en finir avec le passé trouble de leur pays.

Treize candidats se présentaient à la présidentielle et ceux de 15 partis aux législatives.

Parmi les candidats à la présidentielle, figuraient José Mario Vaz et Abel Incada, qui représentent les deux principales formations politiques du pays: le Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC) et le Parti de la rénovation sociale (PRS) de l'ex-président Kumba Yala, décédé le 4 avril.

L'armée, à l'origine de nombreux coups d'Etat, a apporté son soutien à Nuno Gomes Nabiam, un ingénieur de l'aviation civile de 51 ans proche de Kumba Yala.

Mais Paulo Gomes, candidat indépendant et atypique, pourrait créer la surprise et son nom revenait souvent chez de jeunes électeurs après leur vote.

Ces scrutins doivent rétablir la légalité constitutionnelle deux ans après un énième coup d'Etat qui avait renversé le 12 avril 2012 le régime du Premier ministre Carlos Gomes Junior entre les deux tours d'élections générales interrompues de facto.

Le putsch avait été mené par le chef de l'armée, le général Antonio Indjai, inculpé il y a un an aux Etat-Unis pour son implication dans le trafic de drogue dont la Guinée-Bissau est devenue une plaque tournante en Afrique de l'Ouest ces dernières années.

Les élections auraient dû avoir lieu un an après le coup d'Etat mais ont été plusieurs fois reportées.

Les fortes pressions des partenaires étrangers de la Guinée-Bissau, en particulier de ses voisins ouest-africains, pour que les élections aient lieu au plus vite, ont fini par payer, mais la peur d'un nouveau putsch après la publication des résultats reste forte, si le candidat élu à la présidentielle ne convient pas aux chefs de l'armée.

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