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CH: Daniel Brière a le sentiment qu'il aura la chance de jouer un rôle important

14/04/2014 05:08 EDT | Actualisé 14/06/2014 05:12 EDT

BROSSARD, Qc - Daniel Brière est animé d'un sentiment avant le début des séries éliminatoires: celui qui se verra fournir la chance de jouer un rôle important chez le Canadien. En l'absence du jeune Alex Galchenyuk, il se pourrait bien que l'entraîneur Michel Therrien se tourne vers Brière pendant la série contre le Lightning de Tampa Bay.

Les séries représentent le terrain de jeu de prédilection de Brière. Avec 108 matchs éliminatoires derrière la cravate, il est le doyen au sein des deux équipes. L'attaquant Valtteri Filppula, du Lightning, suit avec 105 rencontres. Son brio en séries est une des raisons pour lesquelles le Canadien s'est intéressé à lui, l'été dernier.

«Je ne sais pas quel rôle on va me confier, mais je suis prêt à faire ce qu'on souhaite, a dit Brière, lundi. Tous les attaquants aimeraient être utilisés dans 20 minutes par match, moi le premier, mais ce n'est pas ma réalité.

«Je dois me tenir prêt, rester concentré et avoir une bonne attitude. Quand ma chance va arriver, je serai prêt. Et vous savez quoi? J'ai le 'feeling' que je vais en avoir une à un moment donné.»

À l'âge de 36 ans, le Gatinois a connu une saison difficile, avec seulement 25 points (13-12) en 69 matchs. Il n'avait visiblement pas la cote de Therrien, qui l'a utilisé en moyenne que dans 12 minutes 46 secondes par match.

«En raison des succès qu'il a connus, Daniel aborde les séries avec beaucoup de confiance, ce qui est bon pour nous, a soulevé Therrien. Nous voulons qu'il soit productif, c'est ce que nous voulions pendant toute la saison, mais là on arrive à une étape où il est à l'aise.»

Brière a dit être très fébrile de participer aux séries comme membre du Canadien.

«J'ai vécu l'atmosphère des séries deux fois comme adversaire. Ce sera le 'fun' d'avoir les partisans de mon bord. J'y pense depuis le moment que j'ai signé avec l'équipe, l'été dernier.»

La première expérience de séries impliquant le Canadien de Brière en 2008 avait été éprouvante sur le plan personnel. C'était l'année après qu'il eut préféré l'offre contractuelle des Flyers de Philadelphie à celle du Canadien. Les amateurs de Montréal lui avaient réservé un accueil fort hostile.

«J'avais trouvé très difficile de rester concentré et en maîtrise de mes émotions quand il y a plus de 20 000 personnes dans l'amphithéâtre qui ne souhaitent pas te voir réussir, a-t-il admis. J'avais dû apprendre à tout gérer ça et, au final, ç'a été une expérience extraordinaire. Une expérience qui m'avait appris énormément sur moi-même. La deuxième fois (en 2010), j'étais mieux préparé et ç'avait été plus facile. Mes deux séries contre le Canadien sont des faits marquants de ma carrière.»

Chanceux d'avoir Price

Brière a dit s'attendre à une série basée sur du jeu hermétique en défense. Dans les quatre duels de saison entre les équipes, il ne s'est pas marqué plus de quatre buts par match.

«Le Lightning joue un style discipliné, a-t-il dit. C'est une équipe qui peut être frustrante. Nous ne devons pas commettre l'erreur de 'pogner les nerfs'. Nous devons être patients et attendre les occasions.»

Aspect non négligeable dans l'application du plan: le Canadien a la chance, selon lui, de miser sur un gardien de la trempe de Price.

«Je l'ai dit après avoir signé mon contrat que c'était une chance de jouer devant un gardien comme Carey. On dit d'un gros attaquant qui possède de bonnes mains, qui joue robuste et qui patine, que c'est un joueur complet. Carey est un gardien complet.

«Il peut être aussi bon dans les matchs où il est moins occupé, comme on l'a vu aux Jeux de Sotchi, que dans ceux où il reçoit 40 lancers avec nous. Il peut faire les ajustements pour n'importe quel type de match.»

S'il y a une chose qui ne préoccupe d'ailleurs absolument pas Therrien, c'est le rendement de Price, «un jeune gardien qui a gagné en maturité cette saison».

«Je m'attends à ce qu'il continue de jouer comme il l'a fait pendant toute la saison, a-t-il mentionné. Pour connaître du succès en séries, une équipe doit avoir un solide gardien. Nous ne lui demandons pas d'être un sauveur. Nous voulons uniquement qu'il soit bon. C'est le même message que nous véhiculons aux joueurs. Nous voulons qu'ils soient bons et qu'ils exécutent ce qu'on leur demande.»

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