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Arreola est déterminé à ne pas bousillé une autre chance face à Stiverne

14/04/2014 05:38 EDT | Actualisé 14/06/2014 05:12 EDT

LOS ANGELES, États-Unis - Chris Arreola voulait autrefois remporter des championnats de football à l'Université Southern California. Maintenant qu'il retrouvera le campus de l'USC avec la chance de mettre la main sur un titre des poids lourds à la place, il est déterminé à ne pas la gaspiller.

Arreola (36-3, 31 K.-O.) n'a jamais semblé être un boxeur s'inquiétant des opportunités ratées, mais le bagarreur de Riverside, en Californie, réalise l'ampleur de l'enjeu de son combat de championnat face au Montréalais d'origine haïtienne, Bermane Stiverne, le 10 mai prochain, au Galen Center de Los Angeles.

«C'est tout ce que j'ai toujours voulu, alors je ne peux pas laisser cette occasion me filer entre les doigts», a déclaré Arreola.

Le vainqueur de ce combat obtiendra le titre vacant WBC des poids lourds et succédera à l'Ukrainien Vitali Klitschko, qui vise la présidence de son pays. Près de cinq ans après que Klitschko l'eut battu au Staples Center, Arreola a une nouvelle occasion de devenir le premier Américain d'origine mexicaine à devenir champion du monde des lourds.

Ces enjeux sont suffisamment gros pour attirer toute l'attention d'Arreola, dont la carrière est autant définie par ses coups retentissants que par son professionnalisme et ses problèmes de poids.

Stiverne (23-1-1, 20 K.O.) a battu Arreola il y a un an par une décision sans équivoque, prenant ainsi sa place parmi les prétendants au titre. Il a montré rapidement de quel bois il se chauffait, brisant le nez d'Arreola à la troisième reprise. De son propre aveu, Arreola a dit ne pas s'être préparé adéquatement pour cet affrontement.

«Mais je suis prêt pour ce nouvel affrontement depuis ma sortie du ring après le combat contre Stiverne l'an dernier, a-t-il précisé. Je dois rester dans le gymnase, je dois me dédier corps et âme pour ce sport que j'aime tant.»

À cet effet, l'entraîneur d'Arreola, Henry Ramirez, a déménager leur camp d'entraînement à San Diego, espérant ainsi éloigner suffisamment son boxeur de ses mauvaises influences de Riverside. Ramirez avait amener Arreola en Arizona pour se préparer en vue de son combat contre Seth Mitchell en septembre dernier. Un Arreola en grande forme, concentré, avait stoppé Mitchell dès le premier round.

Arreola est conscient qu'il est le plus grand obstacle à sa carrière, pas ses adversaires.

«Je suis mon pire ennemi. C'est moi qui représente le plus grand danger pour moi. Quand je suis à la maison, je suis à une vingtaine de kilomètres du gym et je me trouverai une défaite. J'aurai un pneu crevé en route ou quoi encore. À San Diego, nous n'avons qu'une série de clés pour la voiture, alors si je veux faire quelque chose, je dois sois marcher ou courir, et vous savez à quel point j'aime cela.»

Stiverne, qui habite maintenant la Floride, arrive tard dans la danse à 35 ans, mais ça n'a pas stoppé son promoteur, Don King , de parler de lui comme d'un «jeune Tyson». S'il n'a pas perdu depuis juillet 2007, il ne s'est pas battu depuis sa victoire face à Arreola. Il espérait se battre contre Klitschko l'an dernier, mais ce dernier s'est blessé à la main.

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