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Vol MH370: la Malaisie dément l'existence d'un coup de fil passé par le copilote

13/04/2014 02:27 EDT | Actualisé 12/06/2014 05:12 EDT

La Malaisie a démenti dimanche l'existence d'un coup de fil passé par le copilote depuis le Boeing 777 de Malaysia Airlines avant la disparition de l'avion, le 8 mars, et précisé que les enquêtes sur les passagers se poursuivaient.

Un journal malaisien a affirmé la veille que le copilote, Fariq Abdul Hamid, avait tenté de passer un appel de son téléphone portable juste avant que l'avion ne disparaisse des écrans radar.

L'appel a été coupé, peut-être "parce que l'avion s'est rapidement éloigné du relais (de télécommunications)", écrivait le New Straits Times (NST).

Le ministre malaisien des Transports a indiqué dimanche ne pas avoir connaissance d'un tel appel. "Autant que je sache, non", a répondu Hishammuddin Hussein à un journaliste lui demandant si des appels avaient été passés.

Il a cependant ajouté ne pas vouloir s'avancer dans "ce qui est le domaine de la police et des agences internationales" qui enquêtent sur l'affaire.

"Je ne veux pas perturber les enquêtes qui sont conduites non seulement par la police malaisienne mais aussi le FBI, (les services secrets britanniques) MI6, les renseignements chinois et d'autres agences", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Kuala Lumpur.

Il a également précisé qu'aucun passager n'avait été totalement écarté de l'enquête, contredisant des propos tenus précédemment par la police malaisienne qui disait qu'après vérification, tous les passagers étaient hors de cause.

"L'inspecteur général de la police avait indiqué alors n'avoir rien trouvé de suspect parmi les passagers (...) mais à moins que nous trouvions plus d'informations, notamment les données contenues dans les boites noires, je ne pense pas que le chef de la police puisse dire qu'ils ont tous été écartés", a déclaré le ministre.

Les enquêteurs sur la disparition du vol MH370 examine divers scénarios: un détournement, un acte de sabotage ou l'acte désespéré d'un passager ou d'un membre de l'équipage. Mais aucun élément matériel n'a permis de privilégier l'une ou l'autre de ces hypothèses.

Le vol MH370 assurait la liaison Kuala Lumpur-Pékin le 8 mars au matin quand il a disparu peu après son décollage de la capitale malaisienne.

Alors qu'il était entre la Malaisie et le Vietnam, il a tout à coup mis le cap sur l'ouest, survolant la Malaisie, vers le détroit de Malacca.

On estime, sur la base de données fournies par satellite, que l'appareil, après avoir pour une raison inconnue changé complètement de route, s'est abîmé dans le sud de l'océan Indien.

C'est là que les recherches se déroulent depuis près de trois semaines.

Quatre signaux ont été repérés par une sonde hydrophone américaine tractée à basse vitesse par un navire de la Marine australienne, l'Ocean Shield, qui évolue dans quelques kilomètres carrés et se situe précisément à 2.312 km au nord-ouest de Perth.

Mais rien n'a été capté depuis mardi dernier et le centre de coordination, basé à Perth, a indiqué dimanche qu'aucun signal n'avait été détecté lors des dernières 24 heures, laissant craindre que les batteries émettrices des boites noires ont expiré.

Leur durée de vie théorique est d'une trentaine de jours.

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