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Ukraine : Paris condamne les violences, évoque la possibilité de nouvelles sanctions

13/04/2014 12:47 EDT | Actualisé 13/06/2014 05:12 EDT

Paris condamne les violences dans l'est de l'Ukraine, a déclaré dimanche le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, après qu'un autre membre du gouvernement français eut évoqué la possibilité de nouvelles sanctions contre Moscou.

"La France condamne très fermement les violences survenues hier et aujourd'hui dans cette région. Nous appelons toutes les parties à la retenue et au dialogue afin qu'une solution pacifique à la crise se dégage rapidement. Chacun doit oeuvrer à la désescalade", a affirmé M. Fabius dans un communiqué.

Le ministre a dit s'être entretenu dimanche avec le ministre allemand des Affaires étrangères ainsi qu'avec le secrétaire d'Etat américain, et doit parler dans la soirée avec son homologue russe et avec le Premier ministre ukrainien, au sujet de "l'évolution préoccupante de la situation dans l'est de l'Ukraine".

Le gouvernement ukrainien pro-européen est confronté à des insurrections armées pro-russes dans l'est du pays et a lancé dimanche une opération "antiterroriste" de reconquête qui a fait "des morts et des blessés", selon Arsen Avakov, ministre de l'Intérieur du gouvernement intérimaire.

"Je me rendrai demain a Luxembourg pour déterminer, avec mes collègues de l'Union européenne, les mesures qu'impose la détérioration de la situation en Ukraine", a poursuivi M. Fabius, à la veille d'un Conseil des ministres européens des Affaires étrangères.

Selon le secrétaire d'Etat français aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, Paris préconisera "de nouvelles sanctions en cas d'escalade militaire" en Ukraine. "Il est clair que nous serions amenés à nous prononcer pour de nouvelles sanctions en cas d'escalade militaire", il faut "un apaisement des deux côtés", a déclaré M. Le Guen, sur Europe 1, Le Monde et i-TELE.

"Il n'y a pas de solution militaire au problème", a insisté le responsable socialiste. "La situation d'aujourd'hui laisse la part belle aux provocateurs, il faut donc que de tous côtés - et en gros des deux parties - il y ait une politique d'apaisement, de désescalade", a également dit M. Le Guen.

Les attaques de groupes armés pro-russes dans des villes de l'Est de l'Ukraine portent les "signes d'une implication de Moscou", a jugé dimanche l'ambassadrice américaine à l'ONU Samantha Power, menaçant de nouvelles sanctions si celles-ci se poursuivaient.

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a jugé de son côté que la situation en Ukraine était "hautement dangereuse".

Des pourparlers Russie/Ukraine/Etats-Unis/Union européenne sont annoncés pour jeudi à Genève. Cependant la Russie a affirmé samedi que rien n'était arrêté et a insisté pour que les pro-Russes puissent être représentés et exposer leurs "intérêts légitimes".

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