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Paris-Roubaix - Patrick Lefevere et "les vertus du collectif"

13/04/2014 12:28 EDT | Actualisé 13/06/2014 05:12 EDT

Le manageur d'Omega Pharma, Patrick Lefevere, qui possède depuis vingt ans la recette qui lui permet de régulièrement triompher dans Paris-Roubaix, louait "les vertus du collectif" dimanche après le succès du Néerlandais Niki Terpstra dans la reine des classiques.

Le Belge est rarement déçu à Roubaix: sur les 20 dernières éditions, il a fêté douze succès de l'un de ses coureurs depuis le triomphe de l'Italien Franco Ballerini en 1995.

"Souvent ces victoires ont été le résultat d'un remarquable travail d'équipe et d'une puissance de frappe impressionnants. C'est une nouvelle fois le cas ce dimanche", s'est félicité Lefevere.

Un sentiment confirmé par le grand favori de la course, le Suisse Fabian Cancellara, qui reconnaissait que "la tactique d'Omega Pharma avait primé sur la force individuelle" des autres coureurs.

Impression qu'avait aussi l'Allemand John Degenkolb, 2e: "Omega Pharma avait un avantage considérable avec trois coureurs dans le groupe de tête. Ils avaient les clés du final. Quand Tersptra a attaqué, tout le monde s'est demandé que faire. Et il était trop tard".

Le groupe de onze qui avait pris les devants dans le final comprenait effectivement les trois leaders de l'armada belge: Tom Boonen partis très tôt (à plus de 60 km de la ligne), le Tchèque Zdenek Stybar et Niki Terpstra.

- 'Tom a dynamité la course' -

"Je suis fier de mes coureurs qui ont respecté les consignes données ce matin. En plaçant nos leaders dans les meilleurs positions dans les derniers kilomètres, nous avions les clés de la course", s'est réjoui le manager belge.

"Tom a dynamité la course mais n'a pas réussi à aller au bout. Il a tout de même joué un rôle crucial en ramenant Terpstra sur le groupe de tête", a-t-il encore expliqué, louant l'esprit de sacrifice de son leader, quadruple vainqueur de l'épreuve, qui avait toutefois laissé trop de force dans sa longue attaque et dans ses divers coups de malchance (crevaison, porte-bidon cassé, dérailleur endommagé dans les 30 derniers km).

Tout aurait pourtant pu mal tourner dans les derniers kilomètres quand le système de communication par oreillette tomba en panne. "Les coureurs ont alors dû se débrouiller", notait Wilfried Peeters, directeur sportif.

"Je pense avoir pris la bonne décision en attaquant même si nous pouvions aussi miser sur le sprint de Tom", a analysé Terpstra.

"J'espérais que nos adversaires allaient se regarder et c'est ce qu'il s'est passé. Personne ne voulait ramener Tom ou s'exposer à une contre-attaque de Zdenek. Le piège se refermait...".

bnl/bm

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