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"Où est mon coeur", avec les traîtres ou les courageux, demande le pape en ouvrant la Semaine sainte

13/04/2014 05:40 EDT | Actualisé 13/06/2014 05:12 EDT

Avec la messe des Rameaux, le pape François a ouvert dimanche les festivités de Pâques en appelant les chrétiens à s'interroger pour savoir s'ils ressemblent à ceux qui trahirent Jésus ou aux "courageux" qui lui furent fidèles.

"Où est mon coeur, auquel de ces personnages (de l'Evangile) est-ce que je ressemble, cette question nous accompagnera toute la semaine", a lancé le pape sur un ton grave, en improvisant totalement son homélie.

Auparavant, il avait présidé la procession des Rameaux, appuyé sur un bâton sculpté pour l'occasion par les détenus de la prison de San Remo (centre-ouest de l'Italie), entouré d'une centaine de jeunes prêtres et évêques.

Vers 8H30 GMT, vêtu de la traditionnelle chasuble liturgique rouge, il a pris la parole mais n'a pas lu le texte distribué à l'avance où il devait surtout rappeler l'entrée triomphale de Jésus dans Jérusalem, célébrée, selon la tradition chrétienne, lors de la Messe des Rameaux.

Au contraire, le pape a choisi d'insister sur le fait que le Dimanche des Rameaux correspond aussi à la lecture de la Passion du Christ.

"Qui suis-je devant Jésus qui souffre ?", a lancé le pape provoquant une tension palpable dans la foule qui remplissait l'immense Place Saint-Pierre.

"On a entendu tellement de noms, de dirigeants, prêtres, de pharisiens, de docteurs de la loi qui avaient décidé de le tuer, suis-je l'un d'eux ?", a-t-il ajouté, en marquant de longues pauses.

"Suis-je comme Judas ? capables de trahir Jésus (ou) comme les disciples qui ne comprenaient rien, qui s'endormaient pendant que le Seigneur souffrait, ma vie est-elle endormie ?", a poursuivi le pape argentin, élu il y a un peu plus d'un an à la tête de l'Eglise catholique.

Il a poursuivi avec lenteur son homélie appelant les fidèles à se demander s'ils sont "comme l'autre disciple qui voulait tout résoudre par l'épée" ou "comme Judas qui fait semblant d'aimer Jésus, de l'embrasser avant de le trahir".

Son message très symbolique visait aussi "ces dirigeants qui improvisent un tribunal, acceptent des faux témoignages", l'empereur Ponce Pilate qui "face à une situation difficile, s'en lave les mains, n'assume pas ses responsabilités" et les soldats qui "frappent le Seigneur, lui crachent dessus, l'insultent, s'amusent à l'humilier".

Mais il a aussi cité des exemples positifs relatés dans l'Evangile comme le personnage de Simon de Cyrène "qui rentrait du travail fatigué mais a eu la bonne volonté d'aider le Seigneur à porter la croix" et "ces femmes courageuses, dont la maman de Jésus qui étaient là, souffraient en silence".

fka/abk

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