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Limiter le réchauffement: une question de volonté, pas de capacité (Kerry)

13/04/2014 06:11 EDT | Actualisé 13/06/2014 05:12 EDT

Le secrétaire d'État américain John Kerry a affirmé dimanche, à la suite de la publication à Berlin d'un rapport du Giec réaffirmant l'urgence à agir, que limiter le réchauffement de la planète est "une question de volonté et non de capacité".

"Ce rapport est très clair sur le fait que nous sommes face à une question de volonté mondiale et non de capacité", a déclaré John Kerry, dans un communiqué.

"Ce rapport met en lumière les technologies déjà disponibles dans l'énergie pour réduire de manière substantielle les émissions globales" de gaz à effet de serre, a commenté John Kerry, tandis que les Etats-Unis sont le 2e émetteur mondial de GEF, après la Chine.

"Ces technologies peuvent réduire la pollution due au carbone tout en étant une chance pour la croissance", a-t-il ajouté, rappelant que le marché mondial de l'énergie représente 4.300 milliards d'euros.

Ce rapport doit être "une piqure de rappel" pour les investisseurs, en particulier dans le secteur de l'énergie, a estimé le diplomate américain.

Le rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (Giec), publié dimanche à Berlin, estime que l'objectif de la communauté internationale de limiter le réchauffement climatique à 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle est encore possible, mais cela implique d'agir vite pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40 à 70% d'ici 2050.

Selon le document, sans changement majeur et rapide dans le mix énergétique mondial très dépendant du charbon et du pétrole, la hausse du thermomètre mondial sera de 3,7 à 4,8°C à l'horizon 2100, ce qui aurait des conséquences dramatiques.

Actuellement, non seulement les émissions de GES ne cessent de croître mais elles le font à un rythme de plus en plus élevé: 2,2% par an entre 2000 et 2010, décennie qui a vu un retour en force du charbon.

ces/abk

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