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GB: enquête sur 15 écoles soupçonnées de passer sous le contrôle d'islamistes

13/04/2014 11:51 EDT | Actualisé 13/06/2014 05:12 EDT

Le gouvernement britannique a envoyé des inspecteurs enquêter dans quinze écoles de Birmingham, dans le centre de l'Angleterre, soupçonnées d'être en train de passer sous le contrôle de musulmans radicaux, a annoncé dimanche le ministère de l'Education.

Les soupçons sont nés d'une lettre anonyme reçue il y a quelques mois par la mairie de Birmingham, soutenant que des islamistes s'employaient à changer les instances dirigeantes dans quatre établissements scolaires publics pour imposer leurs vues.

Des accusations anonymes ont aussi émergé sur l'existence alléguée d'une ségrégation entre les filles et les garçons en classe et le harcèlement moral dont serait victime le personnel non-musulman.

La mairie de la deuxième ville britannique, dont la population est à 22% musulmane, a aussi décidé de se pencher sur ces accusations et de geler temporairement le recrutement de directeurs d'écoles.

L'affaire a conduit le ministre britannique de l'Education Michael Gove à ordonner les inspections de 15 établissements de la ville.

"Les accusations faites à propos de plusieurs écoles de Birmingham sont très graves", a souligné une porte-parole du ministère de l'Education.

"Nous sommes en train d'enquêter sur tous les éléments qui sont rassemblés par l'Ofsted (institution chargée d'inspecter les établissements scolaires), la mairie de Birmingham et la police", a-t-elle ajouté, refusant de faire "davantage de commentaires à ce stade".

"Il est absolument essentiel que ces enquêtes soient conduites de façon impartiale, sans préjugés", a-t-elle dit.

Selon le Sunday Times, le ministre est déterminé à sanctionner les écoles où "le conservatisme religieux fait obstacle à l'apprentissage et à une scolarité équilibrée" et à remplacer les dirigeants des écoles qui seraient épinglées.

Ces mesures font suite à des déclarations au début du mois du Premier ministre David Cameron, qui a promis la fermeté sur ce sujet.

"Nous n'accepterons pas qu'une école puisse être gérée par des extrémistes ou puisse promouvoir des idées extrémistes", avait déclaré le chef du gouvernement lors d'une visite à Birmingham. "Nous ne pouvons pas laisser cela se produire dans notre pays".

Ce mois-ci, dix députés de Birmingham ont exprimé leur inquiétude à propos de ces soupçons, dans une lettre au ministre de l'Education.

Mais l'un des administrateurs de plusieurs des écoles mises en cause dans les médias, David Hughes, a démenti ces accusations et dénoncé une "chasse aux sorcières". Il a affirmé cette semaine sur la BBC qu'en 15 ans à Park View School, il n'avait jamais été confronté "à la moindre plainte pour extrémisme".

alm/mr

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