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«À prendre ou à laisser» de François Lambert : et si devenir millionnaire était à votre portée...?

13/04/2014 07:32 EDT | Actualisé 13/04/2014 07:34 EDT
Courtoisie

Lorsqu’il était enfant, François Lambert ne rêvait pas de devenir pompier, policier ou joueur de hockey, comme les autres gamins de son âge. Il aspirait plutôt à être entrepreneur, comme son père et son grand-père. Des années de dur labeur plus tard, l’homme est aujourd’hui un jeune retraité de 46 ans et mène, de son propre aveu, «la vie que tout le monde voudrait avoir» grâce à sa fortune accumulée dans le monde des télécommunications. Pour inspirer, guider, conseiller et motiver les Québécois qui voient grand, mais ne savent pas par où commencer pour matérialiser leurs ambitions, François Lambert vient de lancer le livre À prendre ou à laisser – Les conseils d’un dragon pour réussir.

«On veut tous réaliser nos rêves, raconte le dragon de Dans l’œil du dragon. Moi, j’ai été à la bonne place, au bon moment. J’ai pris toutes les actions nécessaires, j’ai travaillé fort et j’ai accompli mes rêves. J’ai donc voulu partager les trucs qui m’ont permis d’atteindre mes objectifs professionnels.»

Lambert décrit son bouquin comme un «livre de recettes entrepreneurial» plutôt que comme une biographie traditionnelle. On ne trouve que très peu de traces de sa vie personnelle dans À prendre ou à laisser, l’ouvrage distille plutôt de courtes capsules informatives sur des notions importantes en affaires, comme l’importance de se lever tôt, le rôle de la persévérance et les astuces pour esquiver son proche parent, l’acharnement, les manières de concrétiser une bonne idée et de développer un plan d’exécution, etc. Même si tout le monde n’a pas nécessairement le sens inné de la calculatrice et de la négociation, François Lambert estime que le projet de posséder sa propre compagnie est accessible à tous si on met ces conseils en application.

«L’instinct, tout le monde ne l’a pas d’emblée, mais ça se cultive, insiste-t-il. Le pif, l’intuition, ça s’acquiert à force de bons coups et d’erreurs. En affaires, c’est correct de faire des erreurs. Ça fait partie du processus. Moi, je viens d’un fond de campagne. Je ne suis pas né dans une famille aisée d’Outremont, mon père ne m’a pas donné ses millions pour que je me lance. Je suis parti de zéro, sans un sou. J’ai convaincu des gens d’embarquer avec moi, de me suivre, et ça a marché.»

La liberté de l’argent

François Lambert n’a jamais eu peur de foncer pour dépasser les attentes qu’il s’était lui-même fixées et il n’enfile pas de gants blancs pour aborder de front un tabou encore tenace, celui de l’argent. Pour lui, il n’y a pas de mal à viser haut et loin, à condition que l’appât du gain ne soit pas notre seul moteur. Lui-même s’est un jour imposé de ralentir sa cadence professionnelle même s’il aurait pu continuer à tout mettre en œuvre pour amasser un autre million, et un autre…

«On se lance tous en affaires pour faire de l’argent, ça fait partie du but à atteindre. Mais il ne faut pas le faire seulement pour l’argent. Il faut se trouver une passion. Parce que, de l’argent, on n’en a jamais assez», juge-t-il.

«À un moment donné, j’ai décidé d’investir dans d’autres entreprises, mais de ne plus travailler en opérations. Est-ce que j’aurais pu me rendre à avoir des milliards? Je ne sais pas. Mais je sais que j’ai en masse d’argent pour ne plus rien faire le restant de mes jours, m’acheter tout ce que je veux, voyager autant que je veux. L’argent permet cette liberté.»

Une liberté acquise au prix de beaucoup de sacrifices, il le précisera à plusieurs reprises pendant l’entrevue.

«Être entrepreneur, c’est vivre une vie que personne ne voudrait faire pendant un nombre d’années inconnues, illimitées, illustre-t-il. Pour, ensuite, vivre la vie que tout le monde voudrait avoir. Pendant les 15 années où j’étais impliqué dans mes entreprises, je n’avais pas de vie sociale. La conciliation travail-famille n’existait pas, pour moi. C’est difficile, mais il faut que ça soit ainsi, si on veut réussir. Mon seul but était de bâtir une méga entreprise. Quand elle a été assez grande, je l’ai vendue, et maintenant, je fais la vie que tout le monde voudrait avoir. Peut-être pas tout le monde, mais beaucoup de monde!»

Cette vie, elle est faite des tournages de Dans l’œil du dragon, de conférences, de tout ce qui entoure sa ferme et ses terres…

«Le reste du temps, je prends le temps de vivre, ce que je n’ai jamais fait pendant presque 45 ans. Ça fait trois ans que j’ai appris à ralentir un peu. Je travaille encore, et même plus qu’avant, depuis que j’ai vendu mes entreprises, mais j’ai du plaisir et je ne prends que les projets qui m’intéressent. Quand ça ne m’intéresse pas, je fais autre chose.»

Un héritage à ses fils

François Lambert se consacre aussi à ses deux garçons de 13 et 11 ans, à qui il souhaite léguer sa détermination et sa persévérance. «Ils savent qu’ils ont une vie différente de celle de leurs amis, note-t-il en parlant de ses fils. Mais ils n’auront rien de gratuit. Ils vont devoir travailler. J’aimerais leur donner un exemple de discipline. Je suis vu comme quelqu’un d’extrêmement discipliné et rigide, et ça transparaît dans le livre. Mais il faut avoir une partie de fun, aussi.» Lambert croit qu’il est encore trop tôt pour prédire si l’un ou l’autre de ses enfants suivra ses traces. «Je pense qu’il y en a un qui a plus une tête d’entrepreneur, mais c’est dur à dire à cet âge-là», avance-t-il prudemment.

Le livre À prendre ou à laisser, de François Lambert, publié aux Éditions Transcontinental, est présentement en vente. La troisième saison de Dans l’œil du dragon prendra son envol à ICI Radio-Canada Télé le lundi 21 avril prochain.

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