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Des enseignants veulent reporter l'introduction d'un cours d'histoire au cégep

13/04/2014 04:49 EDT | Actualisé 12/06/2014 05:12 EDT

La Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) invite les libéraux à appuyer sur les freins en retardant l'intégration d'un cours obligatoire d'histoire de la province à la formation générale commune offerte dans les cégeps.

Lorsqu'ils formaient le gouvernement, les péquistes avaient manifesté le désir que cet ajout soit fait dès l'automne prochain.

Or, selon la présidente de la FNEEQ-CSN, Caroline Senneville, il serait « prématuré de bouleverser l'enseignement collégial » aussi rapidement.

Mme Senneville affirme que ce changement n'est pas urgent d'un point de vue pédagogique. En conséquence, ce ne serait pas « gravissime » si tous les intervenants prenaient le temps d'y réfléchir.

Elle craint que ce changement se fasse d'une façon précipitée, comme si on mettait « un petit peu la charrue devant les bœufs », alors qu'elle voudrait qu'on procède avec « ordre et méthode ».

À ses yeux, une période de réflexion s'impose pour favoriser entre autres la mise en place de « mesures transitoires si c'est nécessaire et pour bien mesurer l'impact potentiel sur l'emploi ».

Déjà, Caroline Senneville est convaincue que si le nouveau cours est bel et bien introduit, « du monde devra être mis à pied pour engager d'autres enseignants parce qu'au collégial, la frontière entre les disciplines est très claire ».

Elle juge également qu'un débat public de fond est nécessaire pour déterminer si tous les élèves du cégep ont vraiment à gagner à ce qu'un cours d'histoire du Québec leur soit imposé.

Elle précise que ce grand dialogue pourrait être ouvert notamment aux représentants des associations étudiantes, aux enseignants, aux responsables des établissements d'enseignement ainsi qu'aux historiens.

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