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Ambassadeur iranien à l'ONU: pas d'effet sur les négociations sur le nucléaire (ambassadrice américaine)

13/04/2014 11:20 EDT | Actualisé 13/06/2014 05:12 EDT

La querelle irano-américaine née du refus de Washington de délivrer un visa au nouvel ambassadeur iranien à l'ONU n'a pas d'incidence sur les négociations entre Téhéran et les grandes puissances sur le nucléaire iranien, a déclaré dimanche l'ambassadrice américaine à l'ONU.

Le refus des Etats-Unis de délivrer un visa à Hamid Aboutalebi en raison de son rôle présumé dans la prise d'otages de l'ambassade américaine à Téhéran en 1979 et la réaction outrée de l'Iran qui s'en est suivie n'ont "affecté d'aucune façon les discussions" en cours sur le programme controversé de la République islamique, a assuré Samantha Power sur la chaîne ABC.

En réaction à la décision américaine, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araqchi a affirmé que son pays "n'envisageait pas d'autre choix" que M. Aboutalebi.

Les Etats-Unis sont en principe obligés d'accorder des visas aux diplomates des Nations unies, dont le siège est à New York, mais le département d'Etat a indiqué qu'il existait dans la loi américaine des "exceptions limitées" permettant de refuser un visa, notamment pour raison de sécurité.

Ces développements interviennent dans une période de relative détente entre les deux pays qui ont rompu leurs relations diplomatiques il y a plus de 30 ans, dans la foulée de la révolution islamique de 1979.

Les puissances occidentales, dont les Etats-Unis, ont en effet conclu en novembre un accord intérimaire avec l'Iran sur son programme nucléaire soupçonné de cacher un volet militaire.

"Nous avons eu des discussions la semaine dernière, d'autres discussions entre hauts responsables doivent avoir lieu", a rappelé Samantha Power, en référence à la réunion de travail organisée à Vienne, la troisième depuis novembre. "Tout le monde est bien conscient de l'urgence qu'il y a à traiter ce dossier".

A l'issue de cette réunion, l'Iran et les "5+1" (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) ont annoncé qu'ils commenceraient en mai à mettre au point un accord final qui conclurait, s'il était adopté, une décennie de tensions sur le programme nucléaire de Téhéran.

gde/mra

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