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Malgré la déconfiture du Parti québécois, le débat sur la laïcité n'est pas clos

12/04/2014 11:26 EDT | Actualisé 12/06/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Malgré le cuisant revers électoral encaissé par le Parti québécois lundi, le débat sur la laïcité ne se retrouvera pas aux oubliettes, a affirmé avec vigueur la présidente de l'organisme Pour les droits des femmes du Québec (PDF Québec), Michèle Sirois.

Elle avance que «la laïcité est une question de société, alors ça ne s'arrête pas avec [le retour] du Parti québécois» dans l'opposition.

Mme Sirois reconnaît, toutefois, que pour que le dossier progresse, «il faudra un véhicule» et que, pour l'instant, il est difficile de déterminer à quelle formation politique ce rôle incombera.

Elle précise que les membres de PDF Québec profiteront de l'actuelle période de flottement pour amorcer une réflexion «très bientôt».

L'exercice servira, selon elle, à déterminer quelles démarches devront être entreprises «pour faire comprendre à la population que son intérêt c'est d'arriver à avoir une société dans laquelle il y a un État neutre, des institutions publiques neutres où les différentes communautés sont respectées».

Si Michèle Sirois tient coûte que coûte à faire passer ce message, c'est qu'elle est intimement convaincue que «la laïcité est très, très importante pour les droits des femmes premièrement [et] deuxièmement, pour la paix sociale entre les communautés».

Elle y voit une façon d'empêcher les citoyens de s'emmurer «dans leur ghetto, leur religion et leurs particularismes».

Elle pense que pour éviter de pareils replis identitaires, «il faut des endroits où il y a un échange social puis ces endroits-là ce sont les institutions publiques de l'État, ce sont les hôpitaux, ce sont les écoles».

D'ailleurs, au sujet des établissements d'enseignement, Mme Sirois fait valoir qu'elle n'a pas l'impression que «les enfants [y] sont respectés avec des professeures, des éducatrices voilées».

Elle martèle que pour les intégristes musulmans, «les femmes sont des tentatrices» et qu'elles doivent cacher leurs cheveux par modestie. «Le voile n'est (donc) pas quelque chose de neutre», conclue-t-elle.

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