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L'Iran n'envisage pas de choisir un autre ambassadeur pour l'ONU (ministère)

12/04/2014 04:37 EDT | Actualisé 11/06/2014 05:12 EDT

L'Iran n'envisage pas de choisir un autre ambassadeur pour l'ONU, après le refus de Washington de délivrer un visa à Hamid Aboutalebi en raison de son rôle présumé dans la prise d'otages de l'ambassade américaine à Téhéran en 1979, a indiqué samedi un haut responsable.

"Nous n'envisageons pas d'autre choix", a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères Abbas Araqchi à l'agence Mehr.

La Maison Blanche a annoncé vendredi que les Etats-Unis ne délivreraient "pas de visa à M. Aboutalebi", en raison de son rôle présumé dans la prise d'otages de 1979.

Les Etats-Unis sont en principe obligés d'accorder des visas aux diplomates onusiens mais des exceptions restent possibles.

M. Araqchi a précisé que le ministère iranien des Affaires étrangères s'opposerait à ce refus de visa "via les mécanismes légaux à l'ONU".

Mercredi, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, avait jugé "totalement inacceptable" le possible rejet de la demande de visa, défendant la candidature de M. Aboutalebi, "l'un de nos diplomates les plus expérimentés et rationnels".

Ancien ambassadeur auprès de l'Union européenne, en Australie et en Italie, M. Aboutalebi affirme qu'il n'a pas participé au début de la prise d'otages de novembre 1979, quand des étudiants qui avaient chassé le shah, favorable aux Occidentaux, ont pris possession de l'ambassade américaine.

Il dit avoir uniquement travaillé comme interprète lors de la libération de 13 femmes et Afro-Américains. Les 52 personnes restant prisonnières dans l'ambassade ont ensuite été retenues durant 444 jours.

Le sénateur démocrate américain Charles Schumer s'était félicité vendredi de la décision de la Maison Blanche. Cette "nomination aurait été une gifle non seulement pour les otages de 1979 mais aussi pour tous les Américains victimes de terrorisme". "L'Iran devrait arrêter ces petits jeux", avait-il ajouté.

Ces développements interviennent dans une période de relative détente entre les deux pays qui ont rompu leurs relations diplomatiques il y a plus de 30 ans, dans la foulée de la Révolution islamique de 1979.

Les puissances occidentales, dont les Etats-Unis, ont en effet conclu en novembre un accord intérimaire avec l'Iran sur son programme nucléaire controversé, soupçonné de cacher un volet militaire.

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