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Les résidents de Kitimat se prononcent sur le projet d'oléoduc Northern Gateway

12/04/2014 11:28 EDT | Actualisé 12/06/2014 05:12 EDT
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KITIMAT, C.-B. - Le vote des résidents de la municipalité de Kitimat, en Colombie-Britannique, sur le projet d'oléoduc Northern Gateway devrait attirer une participation record, samedi, bien que l'impact qu'auront les résultats ne soit pas clair, même pour le conseil de ville.

Selon un employé de Kitimat, plus de 900 personnes ont voté par anticipation, soit près du double des 470 électeurs hâtifs de l'élection municipale de 2011.

Kitimat joue un rôle central dans ce projet d'oléoduc. Non seulement la municipalité accueillerait-elle une des extrémités du tunnel, mais aussi propose-t-on d'y construire un terminal à deux quais et un parc de réservoirs pour conserver le pétrole brut avait qu'il ne soit chargé dans des navires-citernes à destination de l'Asie.

Ce projet de 6,5 milliards $ inclut deux oléoducs, un qui transporterait les sables bitumineux de l'Alberta au port de Kitimat, et un autre qui ferait le trajet contraire avec du condensat, une forme de gaz naturel utilisé pour diluer le bitume.

Jusqu'à maintenant, la municipalité n'a pas exprimé d'opinion sur le projet et n'a pas participé au processus d'audiences publiques, qui a reçu l'avis de centaines de personnes avant que le gouvernement fédéral n'approuve le projet sous 209 conditions.

La promesse faite en 2011 par tous les candidats municipaux de sonder la population sur le projet d'oléoduc est la principale raison pour laquelle ce vote a lieu. La mairesse de Kitimat, Joanne Monaghan a affirmé que le conseil attendrait les résultats du référendum avant de se prononcer publiquement.

Selon le conseiller Edwin Empinado, les résultats donneront à Kitimat plus de pouvoir de persuasion pour négocier avec la société Enbridge derrière le projet et le gouvernement.

Enbridge mise sur la promesse de 180 emplois locaux et permanents et d'autres emplois pour les contracteurs et les fournisseurs pour s'assurer le soutien des résidents.

Il n'obtiendra toutefois pas l'approbation de la part de la communauté autochtone Haisla, qui a consacré temps et argent sur des évaluations des impacts de l'oléoduc sur la sécurité et l'environnement, a affirmé le chef de Haisla, Ellis Ross.

Le cabinet fédéral rendra sa décision finale en juin.

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