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La débâcle du PQ expliquée

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Pour tenter de comprendre pourquoi l'électorat a tourné le dos au Parti québécois, rendons-nous dans la circonscription de Borduas, en Montérégie, qui lui a tourné le dos pour la première fois depuis sa création en 1992.

Un reportage de Akli Ait-AbdallahTwitterCourriel à Désautels le dimanche

Le 7 avril, au bout d'une campagne électorale sans répit, les résultats tombent brutalement. Le PQ recueille 30 sièges avec un peu plus de 25 % du vote populaire. Pauline Marois est défaite, y compris dans sa circonscription.

C'est la pire performance de son histoire, après le premier scrutin auquel le parti a participé en 1970.

Gilles Philippe Delorme a 70 ans. Indépendantiste de la première heure, cet ex-journaliste est aussi président du PQ pour la Montérégie. Bien qu'opposé au déclenchement d'une élection anticipée, il s'explique très mal l'ampleur de la défaite. Je l'ai rencontré dans la municipalité de Saint-Hilaire, où il réside.

Pour écouter l'extrait sur votre appareil mobile, cliquez ici.

Des arguments tous azimuts

Le Vieux-Beloeil est un petit café-restaurant installé dans une maison centenaire, avec vue sur la rivière Richelieu. Petit déjeuner avec Richard, 66 ans, et Yohann, 39 ans, le cuisinier de la place. Chacun y va de son explication.

Richard s'en prend timidement au leadership de Pauline Marois , « qui était de moins en moins là ». À Pierre Karl Péladeau aussi, qui a fait peur aux électeurs avec son poing pour la souveraineté, selon lui. Et puis, il y a les temps qui ont changé et les jeunes se sentent moins concernés par la cause.

Johann, qui se dit partisan de la social-démocratie, estime que la campagne de 2014 est probablement celle qui a été le plus mal gérée de toute sa vie. Mis au pilori : le referendum (« Il faut écouter la population, les gens n'en veulent pas »), la charte (« S'ils avaient mis de l'eau dans leur vin, tout passait ») et l'entêtement de certains dirigeants du parti à ne pas reconnaitre leurs erreurs (« Ce n'est jamais de leur faute. Si ils ne changent pas, moi je ne voterais plus jamais pour eux autres »).

Pour écouter l'extrait sur votre appareil mobile, cliquez ici.

Jeune et souverainiste

À Otterburn Park, c'est dans un café que j'ai rencontré Alex, jeune conseiller municipal de 23 ans. Les jeunes hors du coup? Lui qui a grandi dans une famille souverainiste avance son explication et appelle à un regroupement des partis souverainistes pour faire l'indépendance.

« Je crois que ça va être plus une coalition des partis souverainistes qui vont dire que la fin justifie les moyens. »

Pour écouter l'extrait sur votre appareil mobile, cliquez ici.

Et vous? En vue de l'émission, nous vous posons la question suivante : après la défaite historique du Parti Québécois, quel avenir le parti devrait-il réserver à l'article 1 sur la souveraineté?

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