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Du gaz toxique aurait été utilisé lors d'une attaque dans un village syrien

12/04/2014 12:00 EDT | Actualisé 12/06/2014 05:12 EDT
AFP via Getty Images
A Syrian man carries a wounded child following a reported air strike attack by government forces on the outskirts of the northern Syrian city of Aleppo on February 14, 2014. More than 136,000 people have been killed in Syria's brutal war since March 2011, and millions more have fled their homes. AFP PHOTO / KHALED KHATIB / ALEPPO MEDIA CENTRE (Photo credit should read KHALED KHATIB/AFP/Getty Images)

BEYROUTH - Le gouvernement et les forces rebelles de la Syrie ont révélé, samedi, que du gaz toxique avait été utilisé dans un village du centre du pays, faisant de nombreux blessés. Les deux camps se sont mutuellement accusés d'être derrière cet assaut.

La Coalition nationale syrienne, le principal groupe d'opposition en Syrie, a déclaré que l'attaque survenue vendredi avait blessé des dizaines de personnes à Kfar Zeita, dans la province de Hama. Elle n'a pas précisé quel type de gaz était en cause.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme a rapporté que les villageois touchés souffraient de problèmes respiratoires. Il a ajouté que l'assaut semblait avoir été mené depuis les airs, sans toutefois fournir davantage de détails.

La télévision d'État syrienne a mis l'incident sur le compte du Front al-Nosra, soutenant que le groupe lié à Al-Qaïda avait fait deux morts et plus de 100 blessés à Kfar Zeita en recourant à du gaz chlore.

La chaîne a affirmé que le Front al-Nosra se préparait à mener une autre attaque chimique près de Wadi Deif, dans la province d'Idlib, ainsi que dans la région de Hama.

Des armes chimiques ont déjà été utilisées au cours du conflit de trois ans en Syrie, notamment au mois d'août à Damas. Les États-Unis et leurs alliés ont accusé le gouvernement syrien d'être à l'origine de cet assaut qui a fait des centaines de morts et qui a presque poussé l'Occident à effectuer des frappes aériennes contre les troupes du président Bachar el-Assad. Ce dernier a nié les accusations et a plutôt blâmé les rebelles.

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