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Vente du volet international de Bixi à Bruno Rodi

11/04/2014 10:45 EDT | Actualisé 11/06/2014 05:12 EDT
Radio-Canada

Malgré une offre bonifiée de dernière minute venant d'une compagnie américaine, c'est l'homme d'affaires québécois Bruno Rodi qui achètera le volet international de Bixi. Le juge a rendu sa décision vendredi.

Le juge devait étudier et entériner l'offre de M. Rodi, qui proposait d'acheter Bixi international pour quatre millions de dollars, quand une autre offre de dernière minute est venue brouiller les cartes. Déposée à 18 h 30 jeudi soir, elle émanait de la compagnie américaine REQX Venture.

Cette entreprise proposait 5,5 millions de dollars, soit 1,5 million de plus que l'offre approuvée par le syndic de faillite. Elle n'en était pas à sa première tentative : une offre précédente ne répondait pas à certains des critères de la Ville.

La Ville de Montréal avait plusieurs exigences envers l'acheteur potentiel :

  • un minimum de quatre millions de dollars, dont un comptant;
  • un paiement échelonné sur cinq ans au maximum;
  • l'achat des actifs dans leur état actuel;
  • l'offre à la Ville d'une licence gratuite et perpétuelle pour exploiter Bixi.

Finalement, le jugé a préféré respecter le processus en place, c'est-à-dire choisir l'entreprise qui démontrait le plus de stabilité et avait respecté tous les délais. Le juge voulait conclure le plus rapidement possible pour éviter que Bixi international perde de sa valeur. C'est donc une compagnie québécoise qui aura la responsabilité d'opérer Bixi international.

On ne sait toujours pas ce qui adviendra des employés, qui seront mis à pied par la transaction, mais ils seront vraisemblablement tous ou en grande partie réembauchés.

Bruno Rodi est un entrepreneur qui a fait fortune dans l'immobilier. Il est aussi connu comme fournisseur de meubles.

La Société de vélo en libre-service étant placée sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité depuis janvier dernier, la Ville de Montréal tentait de se débarrasser du volet international de Bixi.

Une grande partie, voire la totalité, des quatre millions de dollars de la vente serviront à rembourser les créanciers de Bixi, c'est-à-dire la Ville de Montréal, qui aura perdu plusieurs millions dans cette aventure, mais qui pourra en récupérer quelques-uns avec la vente du volet international.

« Déjà que ça nous coûte 31 millions, on veut sauver les meubles. Si j'avais rien fait, on perdait 50 millions et y aurait pas eu de Bixi en 2014 », a résumé le maire de Montréal, Denis Coderre.

Retard du volet local?

Le dossier de Bixi à l'international est donc clos, mais des incertitudes existent pour le volet local. Plusieurs fournisseurs du Bixi à Montréal contestent le fait que la ville a déposé une requête afin de se faire déclarer propriétaire des actifs de Bixi, dit le responsable de la restructuration du Bixi.

« Est-ce que ça va se régler rapidement ou est-ce que les délais vont durer, je n'en ai aucune idée, mais il y a définitivement une annonce de contestation », explique Dominique Deveau, responsable de la restructuration.

Le Bixi était censé être déployé à Montréal d'ici le 29 avril, mais à cause de ces contestations, M. Deveau ne peut garantir que cet échéancier sera respecté.

L'installation des stations de vélos va tout de même bon train dans les rues de la ville, et le nombre d'abonnements (35 000) serait par ailleurs presque identique à celui de l'an dernier (36 000) à pareille date.

Un problème informatique a empêché de nombreux usagers de s'abonner au Bixi sur le web cette semaine. Le problème n'est toujours pas rétabli et le seul moyen de s'abonner demeure par téléphone.

D'après les informations de Thomas Gerbet, Benoît Chapdelaine et François Cormier

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