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Les républicains cherchent à restreindre le droit de vote, dénonce Obama

11/04/2014 06:58 EDT | Actualisé 11/06/2014 05:12 EDT

Le président des Etats-Unis Barack Obama a estimé vendredi que les républicains tentaient actuellement de restreindre le droit de vote des minorités, notamment des Noirs américains, d'une façon jamais vue depuis 50 ans.

D'un ton inhabituellement tranchant, M. Obama a dénoncé les pratiques de ses opposants politiques, qui selon lui brandissent la menace de la fraude électorale comme une ruse pour priver certains Américains de leur droit fondamental de voter.

"Telle est la dure réalité", a martelé le président lors de la convention annuelle du National Action Network, une organisation de défense des droits civiques fondée par le révérend Al Sharpton.

"Le droit de vote est aujourd'hui menacé à un niveau jamais vu depuis l'adoption de la loi sur les droits civiques il y a cinq décennies", a insisté le président.

Comme ils l'avaient fait lors de l'élection présidentielle, les démocrates accusent les républicains de chercher à limiter la procédure de vote anticipé et à introduire des contrôles d'identité supplémentaires des électeurs dans le seul but de dissuader les minorités de se rendre aux urnes.

Les élections législatives de mi-mandat auront lieu en novembre prochain aux Etats-Unis.

Les Hispaniques et les Noirs américains notamment, qui constituent la base de l'électorat démocrate, possèdent rarement un acte de naissance ce qui rend l'établissement d'une pièce d'identité coûteuse et compliquée.

"Il y a 50 ans, nous avons mis en place des lois en raison des luttes acharnées menées (...) pour faire en sorte que notre démocratie veuille vraiment dire quelque chose", a souligné M. Obama. "Cela ne fait pas sens d'adopter aujourd'hui des lois qui rendent plus difficile pour tout citoyen le fait d'aller voter".

Et le président d'assurer: "C'est un fait, ces récents efforts pour restreindre le droit de vote ne sont pas venus des deux partis. Ils ont été menés par le parti républicain".

Jeudi, Barack Obama, premier président noir des Etats-Unis, avait salué "l'immense" héritage de Lyndon Johnson, 50 ans après l'adoption de la loi historique sur les droits civiques, soulignant que le débat sur le rôle que doit tenir le gouvernement pour promouvoir l'égalité faisait encore rage aujourd'hui.

col/sam/rap

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