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Les espoirs du Canada en séries éliminatoires reposent sur le Canadien

11/04/2014 03:59 EDT | Actualisé 11/06/2014 05:12 EDT

Pour la première fois depuis 1973, une seule équipe canadienne prendra part aux séries éliminatoires de la LNH. Tous les espoirs du pays afin de mettre fin à une disette de 21 ans sans coupe Stanley reposent désormais sur le Canadien de Montréal, et ils sont très incertains.

Ailleurs au pays, c'est la déception.

«Ce n'est pas amusant, c'est sûr, a déclaré l'attaquant Mike Cammalleri des Flames de Calgary, qui a passé presque trois saisons à Montréal. Je peux vous le jurer, les joueurs de l'équipe ne trouvent pas ça drôle du tout. C'est un poids à trainer.

«C'est ce qui fait que c'est tellement spécial de jouer dans un marché canadien. Quand vous participez aux éliminatoires, il n'y a pas de sensation plus gratifiante.»

Les espoirs d'accéder aux séries éliminatoires se sont volatilisés à différents moments pendant la saison 2013-14 pour les Canucks de Vancouver, les Maple Leafs de Toronto, les Sénateurs d'Ottawa, les Oilers d'Edmonton, les Jets de Winnipeg et les Flames de Calgary. Le tout a culminé avec l'élimination officielle des Leafs, mardi soir.

Des changements ont déjà eu lieu pour certains clubs et d'autres sont à prévoir. Ces insuccès ont coûté leur poste au directeur général des Flames Jay Feaster, à celui des Canucks Mike Gillis et à l'entraîneur des Jets Claude Noel.

Et déjà, les Canucks ont embauché Trevor Linden et les Leafs ont confié à Brendan Shanahan la tâche de relancer l'équipe.

Les Canucks constituent certes la plus grande déception.

Tout semblait si prometteur au début de 2014 pour l'équipe de Vancouver, venue à une victoire de gagner la coupe Stanley il y a seulement deux saisons. Daniel et Henrik Sedin ont accepté des prolongations de contrat de quatre ans et un palmarès de 10-1-2 en décembre avait placé l'équipe en bonne position d'accéder aux éliminatoires.

Puis, tout a basculé. Les difficultés ont commencé avec une séquence de sept défaites en huit matchs pour entreprendre janvier. Puis la tentative de l'entraîneur John Tortorella d'entrer dans le vestiaire des Flames après une bagarre sur la patinoire a envenimé les choses.

En mars, Gillis a blâmé les blessures et l'incident du vestiaire pour justifier les déboires de l'équipe. C'est sans parler de l'échange qui a envoyé le gardien Roberto Luongo en Floride moins d'un an après le transfert de Cory Schneider au New Jersey.

Maintenant Gillis parti, Linden doit ramasser les pots cassés.

Shanahan se retrouve dans une situation semblable à Toronto, où les Leafs ont perdu pied à la suite d'une série de huit défaites en temps réglementaire. Ce qui semblait devoir devenir un bel avenir pour une équipe qui a presque éliminé les Bruins de Boston en première ronde des éliminatoires l'an dernier a tourné court.

La chute libre a commencé avec la blessure à l'aine du gardien Jonathan Bernier, le 13 mars, et même son retour au jeu par la suite n'a pu freiner la descente qui a exclu l'équipe des séries.

Contrairement aux Canucks, les Leafs n'ont pas commencé à montrer la sortie à des dirigeants. Ils sont plutôt allés chercher Shanahan.

Les Sénateurs ont également pris part aux séries la saison dernière et ils en sont exclus cette fois. Comme les Leafs, les Sénateurs ont connu un passage à vide en mars, une séquence de six revers faisant le plus mal.

Bobby Ryan, obtenu dans un échange avec Anaheim, a joué la majeure partie de la saison blessé avant d'être finalement opéré pour une hernie.

Les éliminatoires n'ont jamais semblé un objectif à la portée des trois autres équipes canadiennes: Winnipeg, Calgary et Edmonton.

La troisième saison des Jets à Winnipeg a pris fin comme les deux premières: prématurément. Même le changement d'entraîneur — Noel par Paul Maurice — à la mi-saison n'a rien changé.

«Ç'a été une année difficile» a reconnu l'ailier Blake Wheeler.

Les attentes étaient modestes dans le camp des Flames, où le nouveau président des opérations hockey Brian Burke orchestre cette période de reconstruction. L'équipe comptait dix joueurs qui faisaient leur début dans la LNH cette saison et l'entraîneur Bob Hartley a reçu la mission d'inculquer une éthique de travail au sein de cette jeune formation.

Les Oilers, malgré plusieurs récents premiers choix au repêchage — Sam Gagner, Jordan Eberle, Taylor Hall, Ryan Nugent-Hopkins et Nail Yakupov — doivent encore veiller à faire éclore ce talent.

Pour l'instant, outre le Tricolore, tout ne va pas pour le mieux au pays du hockey.

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