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Irak: un vice-Premier ministre échappe à un attentat, l'un de ses gardes tué

11/04/2014 08:49 EDT | Actualisé 11/06/2014 05:12 EDT

Le vice-Premier ministre irakien Saleh Moutlak est sorti indemne d'une attaque contre son convoi vendredi à l'ouest de Bagdad, mais l'un de ses gardes a été tué, ont indiqué des responsables.

Des hommes armés ont ouvert le feu sur le convoi de M. Moutlak, l'un des principaux responsables sunnites du pays à majorité chiite, dans la localité d'Abou Ghraib, ont précisé ces responsables sans donner d'indication sur les assaillants.

Mais l'un des adjoints de M. Moutlak, présent dans le convoi attaqué, a imputé l'attentat à l'armée irakienne, après avoir déclaré à l'AFP que "M. Moutlak était sain et sauf et n'avait pas été blessé".

"Nous avons été la cible d'une tentative d'assassinat menée par l'armée qui a ouvert le feu sur nous. Les gardes du corps ont riposté aux tirs", a-t-il ajouté, sans expliquer pourquoi l'armée viserait le responsable.

La minorité sunnite du pays est en colère contre le gouvernement du chiite Nouri al-Maliki et les forces de sécurité, s'estimant marginalisée et maltraitée.

Cette attaque est intervenue à trois semaines des élections législatives prévues le 30 avril.

Ce scrutin, auquel le bloc de M. Motlak prendra part, sera un test majeur pour les forces irakiennes qui n'ont pas réussi à contenir les violences ensanglantant le pays depuis plus d'un an.

Ces violences, alimentées par le mécontentement de la minorité sunnite mais aussi le conflit en Syrie voisine, ont fait plus de 2.400 morts depuis le début de l'année, selon un décompte de l'AFP.

L'envoyé spécial de l'ONU en Irak, Nickolay Mladenov, a espéré début avril que "la campagne (électorale) porte plus sur les vraies questions et sur la façon dont l'Irak peut régler ses problèmes", alors que les différentes formations politiques jouent plus sur leur appartenance communautaire que sur leur programme.

"La violence va augmenter pendant la campagne électorale, de même que les règlements de compte", a pour sa part pronostiqué l'analyste politique et candidat, Tareq al-Maamouri.

La campagne électorale a débuté le 1er avril et s'achève le 29 au matin.

Ailleurs dans le pays, des bombardements sur la ville de Fallouja, à 60 km à l'ouest de Bagdad, ont tué trois enfants et blessés trois autres personnes vendredi, selon un médecin et un responsable tribal.

Des jihadistes de l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) et des combattants de tribus anti-gouvernementales ont pris début janvier le contrôle de Fallouja, ainsi que de certains quartiers de la ville voisine de Ramadi, chef lieu de la province majoritairement sunnite d'Al-Anbar.

Les forces de sécurité ont réussi à reprendre une grande partie de Ramadi mais Fallouja est toujours contrôlée par des hommes armés.

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