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Ecosse: ultime conférence du parti SNP avant le référendum de septembre sur l'indépendance

11/04/2014 11:32 EDT | Actualisé 11/06/2014 05:12 EDT
Jeff J Mitchell via Getty Images
GLASGOW, SCOTLAND - MARCH 29: Generation Yes campaigners leaflet for the Scottish independence referendum on March 29, 2014 in Glasgow, Scotland. A referendum on whether Scotland should be an independent country will take place on September 18, 2014. (Photo by Jeff J Mitchell/Getty Images)

Le Premier ministre écossais Alex Salmond a ouvert vendredi à Aberdeen, ville pétrolière du nord de l'Ecosse, la conférence de printemps du SNP, le parti nationaliste écossais, pro-indépendance, ultime rassemblement pour mobiliser avant le référendum d'autodétermination du 18 septembre.

Avec pour slogan "Forward" (En Avant) et pour leitmotiv, "l'Ecosse, peut, devrait et doit être indépendante", Alex Salmond a affiché dès les premières minutes de son discours d'ouverture son "ambition" : "la liberté et l'indépendance de mon pays".

Il reste "159 jours jusqu'au 18 septembre, la chance, l'opportunité d'une vie, (..) l'occasion de faire avancer ce pays, de construire et de mener à bien la société que nous savons pouvoir créer en Ecosse, juste et prospère", a-t-il dit.

Le temps fort de la journée a été marqué par l'intervention de Nicola Sturgeon, numéro 2 du gouvernement écossais. Dans un discours très à gauche, dans lequel elle a notamment annoncé, en cas d'indépendance, l'octroi de nouvelles aides aux bénéficiaires des banques alimentaires et aux handicapés, et a répété que les sous-marins nucléaires britanniques "Trident seraient retirés d'Ecosse une bonne fois pour toute".

Elle a également appelé les électeurs écossais du Labour (gauche) à voter oui au référendum, affirmant que les travaillistes pourraient réellement peser dans une Ecosse indépendante.

La ligne officielle du Labour est d'appeler à voter non au référendum, tout comme les conservateurs et les libéraux démocrates.

Deux sondages ont suscité l'optimisme dans les rangs du SNP:

Un premier, réalisé par Survation auprès de 1.006 Ecossais et publié jeudi pour le Daily Record et l'université de Dundee a montré que 37% des sondés seraient en faveur du oui contre 47% opposés et 16% indécis.

Une seconde étude d'opinion réalisée par Panelbase pour les partisans de l'indépendance réunis sous la bannière "la campagne du oui pour l'Ecosse" conclut que 40% des 1.024 sondés sont partisans du oui contre 45% d'opposants et 15% d'indécis.

Depuis des mois, les sondages montraient avec constance que seul un tiers des électeurs écossais étaient favorables à la séparation du Royaume-Uni.

Un léger mieux pour les pro-indépendance qui serait dû, selon un partisan du maintien dans le Royaume-Uni cité par le Guardian, au fait que la campagne en faveur du non ne débutera que le mois prochain, contrairement à celle du oui qui a déjà été lancée.

Londres cherche à démontrer aux Écossais qu'ils ont tout intérêt à rester dans l'Union tout en continuant à bénéficier d'une assez large autonomie, avec depuis 1997 un Parlement et un gouvernement régionaux.

Vendredi, les fabricants de whisky écossais ont dit craindre que l'indépendance puisse les priver des ressources du réseau diplomatique britannique pour promouvoir "l'or ambré".

Jeudi, une étude du gouvernement britannique concluait que l'indépendance augmenterait les factures énergétiques des entreprises et ménages écossais, en privant le secteur des économies d'échelle obtenues au sein du Royaume-Uni.

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