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Angela Merkel croit en l'avenir de la Grèce

11/04/2014 10:02 EDT | Actualisé 11/06/2014 05:12 EDT

La chancelière allemande Angela Merkel, en visite vendredi à Athènes, a dit "croire fermement" dans les possibilités de la Grèce de sortir de la crise "après une phase très, très dure".

"Je crois fermement qu'après une phase très, très dure, ce pays recèle d'innombrables possibilités qui n'ont pas toutes été perçues et sur lesquelles on peut construire, après un chemin difficile", a déclaré la chancelière devant un parterre de jeunes entrepreneurs grecs.

La dirigeante de la première économie européenne, qui entamait auprès de ces chefs d'entreprises une visite de quelques heures à Athènes, a ajouté être "venue pour entendre (vos) progrès mais aussi (vos) soucis".

" Je souhaitais jeter ici un oeil sur l'avenir et parler avec des jeunes gens qui ont pris des initiatives, rencontrent des succès mais ont peut-être aussi des soucis", a-t-elle dit.

Angela Merkel a voulu manifester sa compréhension des difficultés rencontrées par ses interlocuteurs, et plus largement par les Grecs, comparant les cinq années de crise traversées par le pays à la période de la réunification allemande au début des années 90, soulignant que les problèmes de financement de leur activité rencontrés par les jeunes entrepreneurs grecs sont communs aux deux pays.

Elle a à ce propos souhaité que la banque grecque d'investissement en cours de création, à laquelle l'Allemagne va participer à hauteur de 100 millions d'euros, aide à résoudre ce problème de liquidités.

"Je crois que la Grèce, après les réformes structurelles entreprises, et avec celles qui restent à mener, a devant elle plus de possibilités que de difficultés, même si en raison du taux de chômage très, très élevé, beaucoup de gens ne les perçoivent pas encore".

Les discussions de la chancelière avec les entrepreneurs seront suivies d'une conférence de presse avec le Premier ministre Antonis Samaras.

"J'espère que, quand vous rentrerez chez vous ce soir, quand vous parlerez avec vos amis, on ne vous en voudra pas de m'avoir rencontrée", a ajouté la chancelière, une allusion aux commentaires souvent négatifs que son nom suscite dans l'opinion publique grecque. Celle-ci associe l'Allemagne à la cure d'austérité infligée au pays depuis quatre ans par l'UE et le FMI pour lui éviter la faillite.

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