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Ukraine: amnistie pour les séparatistes s'ils rendent les armes (président)

10/04/2014 03:50 EDT | Actualisé 09/06/2014 05:12 EDT

Les séparatistes prorusses retranchés dans l'est de l'Ukraine bénéficieront d'une amnistie s'ils "déposent les armes et évacuent les bâtiments administratifs" qu'ils occupent, a promis jeudi le président ukrainien par intérim Olexandre Tourtchinov.

"Si les gens déposent les armes et libèrent les bâtiments administratifs, (...) nous garantissons qu'il n'y aura aucune poursuite. Je suis prêt à signer un décret présidentiel" en ce sens, a dit M. Tourtchinov lors d'une session du Parlement, alors que des séparatistes pro-russes occupaient toujours des bâtiments administratifs à Donetsk et Lougansk, deux villes de l'est russophone du pays.

Il a précisé avoir lui-même parlé par téléphone avec des représentants des insurgés de Lougansk et leur avoir proposé des "compromis", dont la création d'une commission comprenant des représentants ukrainiens et étrangers pour étudier les points de conflits. Il s'est également prononcé pour un renforcement des pouvoirs des administrations locales, jusqu'ici nommées par Kiev. Les protestaires réclament l'organisation de référendums sur l'autonomie régionale ou le rattachement pur et simple à la Russie.

M. Tourtchinov répondait à un député du Parti des régions, l'ancien parti du président déchu Viktor Ianoukovitch, qui avait proposé mercredi une telle loi d'amnistie. "Il n'y a pas besoin de loi (...) nous pouvons régler ce problème aujourd'hui", a souligné le président par intérim, également président du Parlement, en faisant cette proposition.

Mercredi soir, le vice-Premier ministre Vitali Iarema, envoyé à Donetsk pour résoudre la crise, avait exprimé l'espoir que le siège de quatre jours des locaux de l'administration régionale dans cette ville prenne fin sans violence dans la journée de jeudi "en arrivant à un consensus".

Mercredi matin, Arsen Avakov, ministre de l'Intérieur du gouvernement intérimaire pro-européen au pouvoir à Kiev depuis fin février, avait en revanche menacé d'intervention les séparatistes.

"Pour ceux qui acceptent le dialogue, il y aura une solution politique, quant aux marginaux qui cherchent le conflit, ils recevront une réponse forte," avait-il déclaré en conseil des ministres, avant d'estimer dans un ultimatum voilé que "la crise pourrait être réglée dans les prochaines 48 heures".

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