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Stéphane Bédard nommé chef intérimaire du PQ

10/04/2014 08:10 EDT | Actualisé 10/06/2014 05:12 EDT

Les 30 députés élus du Parti québécois ont choisi à l'unanimité Stéphane Bédard comme nouveau chef par intérim. L'ancien président du Conseil du Trésor devra assurer la cohésion de son parti en Chambre, en attendant la course à la direction pour trouver un successeur à Pauline Marois.

M. Bédard s'exclut d'office de cette course en acceptant d'occuper l'intérim. L'ex-leader parlementaire promet aussi qu'il restera neutre durant le processus. « C'est la règle de base », dit-il, ajoutant que le François Gendron, doyen de l'Assemblée nationale, « veillera au grain ».

M. Gendron avait paru intéressé par le poste de chef parlementaire à son arrivée au caucus, mais il semble que tous les députés élus se sont rangés derrière Stéphane Bédard.

M. Bédard est connu pour son ton acerbe à l'Assemblée nationale. « Il y a un côté de ma personnalité que certains connaissent, mais pour ceux qui ont à me fréquenter, il y a celui de la souplesse et personne ne peut pas mettre en doute que j'ai toujours à cœur la défense des institutions et du bien commun », a-t-il souligné. 

Il affirme que sa priorité dans les prochaines semaines sera d'assurer une « transition harmonieuse » avec le nouveau gouvernement du Parti libéral.

Les péquistes ne sont pas pressés de se trouver un nouveau chef. Après leur déconfiture de lundi, plusieurs ont indiqué vouloir prendre le temps d'analyser ce qui s'est passé. La prochaine élection québécoise n'est qu'en 2018.

M. Bédard a précisé que le choix de l'échéancier était celui de l'exécutif. 

Même s'ils refusent d'en parler pour l'instant, Pierre Karl Péladeau, Bernard Drainville et Jean-François Lisée nourriraient l'ambition de succéder à Pauline Marois. Leur discours partisan au soir de la défaite de leur chef a renforcé cette impression. 

Mais ils ne seraient pas les seuls à convoiter la tête du PQ. Sylvain Gaudreault, ancien ministre des Transports et des Affaires municipales, et Véronique Hivon, qui a porté le projet de loi Mourir dans la dignité, songeraient aussi à se présenter, selon nos informations. 

Réjean Hébert, qui a été défait dans Saint-François, n'a pas écarté lui non plus cette possibilité à la sortie d'une rencontre entre tous les candidats péquistes en après-midi. « Je n'exclus aucune hypothèse à ce moment-ci, ni sur ma carrière politique, ni sur ma carrière professionnelle », a-t-il dit.

Plus tôt jeudi, les candidats du PQ, élus et non élus, se sont réunis pour faire un bilan de la campagne en présence de Pauline Marois. Le conseil des ministres sortants se également rencontré en avant-midi.

Mme Marois, défaite dans Charlevoix-Côte-de-Beaupré, n'était cependant pas présente au premier caucus postélectoral de 18 h.

Par ailleurs, Radio-Canada a appris que le conseil des ministres sortant se réunira une dernière fois le 16 avril prochain. La passation des pouvoirs à l'équipe libérale devrait se faire le 23 avril.

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