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Obamacare: démission de la secrétaire à la Santé américaine

10/04/2014 06:54 EDT | Actualisé 10/06/2014 05:12 EDT
Alex Wong via Getty Images
WASHINGTON, DC - DECEMBER 19: U.S. Secretary of Health and Human Services Kathleen Sebelius listens during a news conference December 19, 2011 at the Department of Health and Human Services in Washington, DC. Sebelius announced that thirty-two health care organizations from across the country will participate in a new Accountable Care Organization (ACOs) initiative which encourage primary care doctors, specialists, hospitals and other caregivers to provide better, more coordinated care for people with Medicare and could save up to $1.1 billion over five years. (Photo by Alex Wong/Getty Images)

La secrétaire américaine à la Santé Kathleen Sebelius va démissionner, payant le prix des débuts chaotiques de la mise en oeuvre de la réforme de la santé controversée de Barack Obama, ont indiqué jeudi des responsables américains.

Mme Sebelius, à ce poste depuis cinq ans, démissionnera vendredi et devrait être remplacée par Sylvia Mathews Burwell, actuelle directrice du Budget, qui a la réputation d'une gestionnaire accompli, ont-ils ajouté.

L'administration espère que cette démission mettra fin symboliquement aux difficiles débuts de la réforme surnommée "Obamacare", victime notamment du mauvais fonctionnement du site internet du gouvernement fédéral permettant aux Américains de souscrire une couverture maladie.

A l'heure actuelle, quelque 7,5 millions d'Américains se sont inscrits sur internet, un chiffre salué cette semaine par Barack Obama et ses conseillers comme une victoire face aux sceptiques persuadés que la réforme ne fonctionnerait jamais ou que les Américains refuseraient d'y souscrire.

Les débuts chaotiques de la réforme avaient apporté des munitions aux républicains confrontés aux démocrates pour les élections de mi-mandat prévues en novembre.

Barack Obama compte sur Sylvia Mathews Burwell pour aplanir les problèmes du début d'"Obamacare", avant la prochaine période d'inscription en novembre. Cette réforme doit permettre à des millions d'Américains privés d'assurance maladie jusque-là d'être enfin couverts.

"Le président veut s'assurer que nous avons affaire à une responsable qui a fait ses preuves", a affirmé le secrétaire général de la Maison Blanche Denis McDonough au New York Times.

Une semaine après la date-butoir du 31 mars, qui a clos une première période d'inscription, Mme Sebelius a "pensé qu'il était temps de passer la main à quelqu'un d'autre". "Elle espère --et nous espérons-- que nous pourrons dépasser les divisions partisanes", a ajouté M. McDonough.

Les élus républicains ont aussitôt réagi, laissant présager une confirmation difficile pour la remplaçante de Mme Sebelius, dont la nomination doit encore être validée par le Congrès.

"Je remercie la secrétaire Sebelius pour ses services. Elle a eu une tâche impossible: personne ne peut faire fonctionner Obamacare", a affirmé le chef de la majorité républicaine à la Chambre des représentants, Eric Cantor sur Twitter.

Les républicains assurent que la réforme, qui rend obligatoire sous peine d'amende la souscription d'une couverture maladie, a forcé certains Américains à abandonner l'assurance qu'ils avaient déjà, qu'elle va augmenter le coût des contrats, gêner les petites entreprises et freiner la création d'emplois.

Barack Obama a évoqué cette réforme jeudi, en saluant l'"immense" héritage de l'ancien président Lyndon Johnson, 50 ans après l'historique loi sur les droits civiques. "Un travail correct, un salaire décent, une assurance santé --tout cela, c'était des droits civiques qui valaient que l'on se batte pour eux", a-t-il déclaré .

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