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Nouvelle rencontre israélo-palestinienne sous médiation américaine

10/04/2014 10:59 EDT | Actualisé 10/06/2014 05:12 EDT

Une nouvelle rencontre entre Israéliens et Palestiniens, sous médiation américaine, s'est tenue jeudi pour tenter de surmonter la crise des pourparlers de paix plombés par un cycle d'actions antagonistes de part et d'autre.

Elle a réuni à Jérusalem, côté israélien, la ministre de la Justice Tzipi Livni et l'avocat Yitzhak Molcho, représentant personnel du Premier ministre Benjamin Netanyahu, et, côté palestinien, le négociateur Saëb Erakat et le chef des services de renseignement Majed Faraj, a précisé à l'AFP une source palestinienne proche du dossier.

Lors de ces entretiens de plusieurs heures, sous les auspices de l'émissaire américain Martin Indyk, la délégation palestinienne entendait se concentrer sur la libération du quatrième et dernier contingent de prisonniers prévu dans l'accord de juillet et dont le blocage par Israël a plongé les pourparlers de paix dans la crise.

La radio militaire israélienne s'est contentée de confirmer cette réunion tripartite sous l'égide de M. Indyk.

Du côté américain, le département d'Etat s'est félicité de "négociations intenses" à trois. "Les écarts se réduisent, mais il est prématuré à l'heure qu'il est de spéculer sur un accord", a déclaré la porte-parole de la diplomatie américaine Jennifer Psaki.

Elle a précisé que le médiateur Indyk allait rentrer à Washington dans les prochains jours pour des "consultations", mais qu'"il retournerait dans la région la semaine prochaine".

Du côté d'Israël, l'Etat hébreu veut "un retour aux pourparlers et surmonter la crise actuelle", a affirmé à l'AFP un responsable.

"Nous pensons que les Palestiniens devraient revenir sur leurs actions à l'ONU, parce que c'était une violation de leur engagement le plus fondamental", a-t-il ajouté, à propos de la demande d'adhésion de la Palestine à 15 conventions et traités internationaux.

La deuxième chaîne de télévision israélienne, citant "des sources à Washington", a rapporté qu'un accord serait en vue pour prolonger les négociations au-delà de l'échéance du 29 avril.

"Selon ces sources, l'accord mentionnera à nouveau la libération de prisonniers palestiniens, y compris des Arabes israéliens, en échange de la libération de l'espion juif américain Jonathan Pollard", a précisé la chaîne.

La télévision a ensuite cité une source israélienne selon laquelle la délégation israélienne aurait exigé jeudi la libération de M. Pollard et la déchéance de nationalité pour les prisonniers arabes israéliens libérés.

A Washington, un responsable américain a rétorqué que ces "informations étaient incorrectes", sans autre précision.

Israël réclame en vain depuis des années une grâce pour Jonathan Pollard, ancien analyste de la marine américaine condamné en 1987 à la prison à perpétuité pour espionnage au profit de l'Etat hébreu, qui n'a reconnu son implication qu'en 1998.

Mardi, le secrétaire d'Etat américain John Kerry avait critiqué les récentes décisions des deux parties, mais s'en était pris plus particulièrement à Israël, déplorant l'enchaînement déclenché par la non-libération des prisonniers.

Selon l'entente conclue en juillet 2013 sous l'égide de M. Kerry, Israël s'était engagé à libérer en quatre phases 104 prisonniers incarcérés avant 1993.

En contrepartie, la direction palestinienne avait consenti à suspendre jusqu'à la fin des pourparlers toute démarche d'adhésion aux organisations internationales, y compris les instances judiciaires à compétence mondiale susceptibles de poursuivre Israël.

Les pourparlers de paix relancés les 29 et 30 juillet 2013 après trois ans de suspension ont apparemment piétiné sur l'ensemble des questions au coeur du conflit: les frontières, les colonies, la sécurité, le statut de Jérusalem et les réfugiés palestiniens.

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